L’humanité en péril, de Fred Vargas

Mu par la tendre compassion qui me caractérise, je me contrains à pianoter sur le clavier de mon ordinateur afin de te faire part de mon actualité.

Oui la compassion m’anime.

Compassion à l’égard de ces si fidèles lecteurs inquiets de ne pas me lire ces derniers temps.

Cette immense foule (qu’à vous deux vous formez dans mon égo minuscule) aura suffit à me décider à contribuer à votre épanouissement si cher à mon cœur par le biais de ce billet consacré à ma dernière lecture achevée en date.

Va savoir pourquoi, j’ai cette (fâcheuse) habitude de toujours lire jusqu’au bout le moindre livre que je commence à lire.

Sauf si je ne comprends pas ce que je lis (spéciale dédicace à Emmanuel Kant, toi-même tu sais !)

Et cela m’a causé certaines souffrances intellectuelles déjà rapidement oubliées.

La souffrance engendrée par L’humanité en péril a plutôt été liée à la pénibilité de la lecture sur la forme, le fond étant indéniablement intéressant.

Fred Vargas que je connaissais (comme tout le monde) pour ses romans policiers, quitte son univers familier pour nous transmettre une sorte de manifeste écologique très bien sourcé qui, comme son nom l’indique, nous met en garde contre l’avenir sombre qui nous attend, de son point de vue et d’après les chiffres des nombreuses études qu’elle a consultées.

Elle est scientifique (archéologue) de formation, et donc tout à fait capable de se lancer dans un tel projet.

Mais qui est capable de lire un bouquin pareil ?

Moi.

Mais je me suis beaucoup ennuyé.

Elle nous propose des solutions pour réduire la quantité de CO2 que nous rejetons par le biais de la consommation. Pendant 350 pages. (Edition augmentée…)

Mais on sent le truc voué à l’échec.

Parce qu’il faudrait que tout le monde lise son bouquin (7, 90 €), que tout le monde tombe d’accord avec elle (même si les arguments tiennent la route, nous avons tous notre façon de penser et d’envisager notre existence), et que tout le monde fasse les efforts pour changer de mode de vie.

Et c’est bien là que le bât blesse !

Parce que, désolé de le dire Fred, mais ça m’a choqué : si on veut que les autres changent il faut commencer par donner l’exemple.

Arrêter de rouler en voiture, de manger de la charcuterie, d’utiliser Internet et de manger des céréales au petit-déjeuner ça te semble une évidence.

Admettons.

Mais pour lutter contre la pollution engendrée par le tabagisme, tu proposes (page 162), de ne pas jeter son mégot par terre.

C’est énorme.

Comme tu le précises , dans la mesure ou un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau et que 5600 milliards de cigarettes sont fabriquées chaque année, même si on est nul en math on comprend que ça craint salement.

N’est-il pas plus simple, plus évident, plus logique d’arrêter de fumer ?

Non, d’après toi, la solution c’est d’utiliser un cendrier portable lorsque l’on est dans la nature…

Parce que tu fumes et que ne te sens pas prête à conseiller à autrui d’arrêter parce que tu t’en sais personnellement incapable.

J’imagine…

Désolé, mais cette seule idée aura, à mes yeux, décrédibilisé tout le reste.

Heureusement que la survie de l’humanité ne dépend pas des humains…

8 commentaires

  1. Christophe….Le Jean Jacques Bourdin de la littérature, le Zemour de la plume, lEmile Zola des mots….face a tes J’accuse…face a ta repartie imparable et ta logique indéniable, quelle chance donne t’on à Fred Vargas ? Toi qui d’habitude défend la veuve l’orphelin et son verre de vin, la tu te complait dans ta satyre destructrice…que dis je, incendiaire…. sa sent lhomme qui se sait épaulé par le big boss de l’univers 😁😘😘😘 love u

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      • La lutte contre lexcès est un travail quotidien acharné j’avoue… pardon je te demande humblement pour cet humour excessif….mais quand les fumeroles inflammables de tes mots résonnent dans le creux de mon oreille droite ( la gauche est foutu, ligament croisé tu connais) , l’étincelle de mes dents en mouvement embrase le tout et bammm jai du flow a balancer ( génération 2 pack toi-même tu sais

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  2. Cher Christophe,

    Un grand merci à toi pour cette fiche critique qui m’économisera une lecture !

    Je te souhaite une belle journée un peu grise – ça nous change de l’éternel bleu, et il faut bien un peu d’eau pour que poussent les petits pois…

    Joan

    >

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    • Merci Joan.
      C’est vrai qu’il faut faire attention : quand il n’y a pas assez d ‘eau les petits pois sont rouges.
      Bises,
      Christophe

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