Congé surprise

Ce matin, je ne me suis pas levé à trois heures comme d’habitude. Pourtant j’avais bien programmé mon alarme, mais je l’ai déprogrammée.

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Je ne travaille pas aujourd’hui. Je me suis levé à six heures, grasse matinée autrement dit et je me réjouis de n’avoir rien de prévu ce matin et d’avoir du temps pour faire mille et une petites choses.

Bon j’aurais du travailler en réalité, mais bon boss m’a appelé hier après que je sois rentré à la maison pour me faire part de la mauvaise nouvelle.

Le covid-19 a frappé la Backereï

Mon boss rentre d’une semaine de vacances en France qu’il a partagée avec sa famille. Or, sa sœur qui se sentait fébrile est allée faire un test de dépistage Covid. Il s’est révélé positif.

Ce qui est salement négatif, on est tous d’accord.

Du coup, suivant le protocole qui s’applique en Suisse, mon boss a du aussi faire un test et vu qu’il est venu travailler lundi, nous autres (à peu près toute la boîte) qui avons travaillé avec lui devons aussi nous faire dépister.

En attendant, personne n’est autorisé à travailler.

Et c’est seulement lorsque nous aurons les résultats des tests que le travail pourra reprendre.

Enfin, seulement ceux qui seront négatifs.

Franchement, ça nous a mis à tous une grosse claque.

Photo de RODNAE Productions sur Pexels.com

Bon, une claque plus ou moins grosse en fonction de notre niveau de responsabilité et de dépendance vis à vis de notre emploi.

Autant dire que le boss s’en est pris une énorme.

Moi ça va.

Et demain ?

Toutefois, il est impossible d’être tout à fait serein parce que cette situation amène un paquet de questions pénibles car sans réponse : Quand est-ce qu’on va reprendre le boulot ? Comment on va être payés en attendant ? Et les clients qu’on livre normalement chaque jour, ils vont bien devoir aller chercher leur marchandise ailleurs. Ne risque-t-on pas de les perdre ? Et si on les perd ? Certains prennent beaucoup de produits au quotidien et objectivement, ce sont ces gros clients qui assurent nos salaires, donc notre place dans l’entreprise, et par voie de conséquence la pérennité de notre emploi.

Tu vois où je veux en venir ?

Bon, mon naturel positif m’amène à espérer que ce ne soit qu’un sale moment à passer, mais mon côté pragmatique m’oblige à envisager l’éventualité de perdre mon job.

Et alors, je ferai quoi ?

Ben j’irai voir ailleurs, encore une fois…

Depuis que j’ai commencé à travailler j’ai du faire une bonne quinzaine de boîtes. Ma moyenne de présence dans une entreprise est de moins de trois ans. Or, j’ai déjà passé le cap depuis plus de six mois…

Franchement, ça m’embêterait vraiment beaucoup parce que j’aime réellement ce boulot.

J’ai un T-shirt pour travailler au dos duquel il est écrit I love my job et quand je le mets, je le porte avec plaisir.

J’aime mon poste, ce que je fais, mon boss, mes collègues, mes horaires, mon planning, mon salaire, tout.

Et c’est rarissime de n’avoir à se plaindre de rien sur le plan professionnel, je pense que tu en conviendras.

Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille et jamais rien n’est acquis.

Encore une fois, le petit coronavirus est venu bouleverser des vies.

Photo de cottonbro sur Pexels.com

2 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s