Drôles de vacances

Dans la Bäckerei, on doit poser nos vacances en début d’année. En début d’année 2020, j’ai posé mes vacances : 4 semaines en mars/avril pour un séjour en Inde et une semaine fin décembre pour un séjour au Bénin. Finalement mes 4 semaines indiennes sont devenues 2 mois de confinement à l’indienne. Et mon séjour au Bénin, annulé.

Et comme j’ai fait pas mal d’heures supplémentaires (un des très nombreux avantages de travailler à temps partiel, c’est que tu fais souvent des heures supplémentaires tout en travaillant moins que le reste de tes collègues qui n’en font pas), je me retrouve en fin d’année avec un paquet d’heures à récupérer. Mon boss m’a donc demandé si je pouvais prendre les deux dernières semaines de décembre plutôt qu’une seule. Moi, si je peux rendre service…

Me voilà donc à la maison pour deux semaines. De nouveau. Alors que j’ai déjà passé deux semaines à la maison en novembre, un peu dans le même contexte d’ailleurs : à la base c’était une semaine de récupération qui s’est transformée en deux semaines de maladie. Un point commun à ces nombreux congés 2020 : tous nuls (ou presque).

Privés de vraies vacances

Photo de Te lensFix sur Pexels.com

Toi, je ne sais pas, mais personnellement, j’aime bien quand les vacances ressemblent à ça ! Une véritable rupture avec le quotidien qui permet de se reposer, de s’évader, de découvrir d’autres endroits, d’autres façons de vivre, d’autres valeurs, d’autres saveurs. Des vacances qui permettent de reprendre des forces et de revenir gonflé à bloc et plein d’enthousiasme !

Ben cette année, les vacances se sont déroulées à la maison. Pour la rupture avec le quotidien on a déjà fait mieux. Alors, certes, on se repose. Bon, mais à part ça ? S’il est vrai qu’on reprend le travail avec enthousiasme c’est surtout (et seulement, en fait) parce qu’on en a marre de rester enfermé. C’est vrai qu’à quelques jours de Noël le gouvernement français à assoupli le confinement pour permettre aux citoyens de dépenser tout l’argent qu’ils n’avaient pas vraiment eu l’occasion de gaspiller durant l’année écoulée. Attention les amis, attendez-vous à des cadeaux de luxe sous le sapin en 2020 !

Je ne fête pas Noël

Je dis ça pour toi qui me lis et qui attend impatiemment le 25 décembre chaque année parce que c’est le seul jour avec celui de ton anniversaire où tes proches ont envie ont l’obligation morale de te faire un cadeau. Moi dont la vie est un cadeau et chaque jour une fête, je ne fête pas ces jours tenus pour tellement important. Du coup, la dernière semaine de l’année ne diffère guère des 51 précédentes. Sauf qu’elle est particulièrement froide, pluvieuse et gourmande en électricité d’après ce que je peux juger en regardant par la fenêtre.

C’est marrant d’ailleurs comme les gens sont englués dans leur traditions. Ceux-là même qui prétendent dénoncer la surconsommation et la pollution qui ravagent la planète tout au long de l’année vont faire durant les deux dernières semaines une exception et se livrer à une allégresse de surconsommation à base de foie gras issus de la torture animale, de saumon issu de la surpêche et s’offrir des smartphones fabriqués par des enfants asiatiques avec des composants rares nécessitant une extraction polluante et coupable d’un terrible appauvrissement des sols, joyeusement, sous un sapin qui n’aura pas échappé au massacre de sa forêt d’épineux, magnifiquement éclairé à l’énergie nucléaire par une splendide guirlande électrique. La magie de Noël !

Et l’année prochaine ?

Passé le cap des vœux de bonne année allègrement partagés par tous ces joyeux amnésiques qui oublient qu’ils avaient souhaité la même chose l’année dernière (et celle d’avant, et celle d’avant…) sans beaucoup de succès, on va rentrer dans 2021 et sa troisième vague de Covid-19 version virus mutant anglo-saxon et les survivants devront envisager les vacances à venir. Comme j’ai déjà survécu au Covid en 2020 je devrais me trouver avantagé si j’en crois les études statistiques des chercheurs (qui n’ont pas fini de chercher). Encore plus que d’habitude, j’ai des envies d’ailleurs…

Mais maintenant que nous sommes tous sous le joug d’une pandémie mondiale, existe-t-il encore un ailleurs ? Que nous réserve 2021 ? Pire ou meilleure que 2020 ? Je ne suis ni scientifique ni historien mais je sais tirer des conclusions : c’est quand la dernière fois qu’une année a été meilleure que la précédente ?

Ami(e) lecteur(trice), que tu sois en vacances ou pas, je te souhaite de savourer ta journée et de profiter de chaque instant de la manière la plus sage qui soit.

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