Passer l’hiver, d’Olivier Adam

J’ai fini de lire ce petit bouquin hier. Il m’a fait beaucoup de bien. J’avais d’abord lu quelques critiques sur Babelio qui dénonçaient un ouvrage dépressif, triste et sombre. Je me suis dit que ça valait bien le coup d’essayer… Et je ne l’ai trouvé ni dépressif ni sombre, peut-être un peu triste certes, mais pas de cette tristesse morbide qui pousse au renoncement et à l’abdication. Non, une sorte de tristesse courageuse, quelque chose entre la résignation et la résilience (ce qui laisse une grande marge, j’en conviens). Cette stupide envie de vivre et de refuser de baisser les bras quand bien même il ne semble pas valoir la peine de continuer. Parce que la vie est plus forte que son contraire pourvu qu’elle ne soit pas étouffée par le chagrin. Et du coup ça m’a beaucoup plu.

Olivier Adam, Marguerite et moi

Marguerite m’a vraiment fait un don magnifique en me léguant sa bibliothèque (une partie de sa bibliothèque). Parce que même si nous avions des goûts en commun, nous ne les avions pas encore tous explorés pareillement chacun de notre côté. Et comme Marguerite était mon ainée, elle avait eu le temps de faire des découvertes heureuses que je fais à mon tour grâce à elle. Ainsi en est-il de Passer l’hiver et d’Olivier Adam. Je ne connaissais ni le titre ni l’auteur mais j’ai aimé les deux. J’ai fouillé un peu et j’ai trouvé dans les bouquins de Marguerite un autre ouvrage du même auteur, Falaises, qui a trouvé sa place dans ma pile monstrueuse. Et durant ces fouilles j’ai trouvé encore un autre livre d’Erri De Luca, dont j’avais parlé dans un billet précédent, Erri de Luca, Marguerite et moi, puisque c’est encore à mon amie que je dois cette découverte. Encore un, ce qui porte le total des livres à lire à 9. Ils sont là, sagement alignés au dessus de mon bureau, attendant leur tour. J’ai consulté la bibliographie de l’auteur et constaté qu’elle est honorable. j’ai donc décidé de consacrer 2021 à découvrir plus amplement son œuvre. Si je lis un livre par mois c’est un rythme qui me laisse largement assez de temps pour me consacrer à d’autres découvertes durant ces douze mois.

2021, année Erri De Luca

J’ai donc déjà 9 titres que je peux te lister si tu insistes :

  • Montedidio
  • Le contraire de un
  • Noyau d’olive
  • Les poissons ne ferment pas les yeux
  • Un nuage comme tapis
  • Comme une langue au palais
  • Sur la trace de Nives
  • Au nom de la mère
  • encore Le contraire de un

Ce qui fait que j’en deux fois le contraire de un, ce qui me pose un problème mathématique assez insoluble à moins que… Tiens j’ai une idée : je vais t’en offrir un exemplaire grâce à un jeu concours ! (Mais du coup j’en ai plus que 8, faudra que j’en achète 4 pour faire 12…)

Le jeu – concours de janvier

Punaise, comme l’idée m’est venue d’un coup il faut que j’improvise un règlement vite fait !

Bon, on va dire que pour participer à ce jeu-concours tu as trois possibilités :

  • Exprimer ton désir de participer en laissant un commentaire approprié dans cet article
  • T’abonner à ce blog par mail via le widget
  • Me payer un café via le widget qui a cette image super sympa

Je ferai un tirage au sort le 31 janvier et j’avertirai le(a) gagnant(e) dans l’article du jour ; en plus je lui écrirai un petit mail pour avoir son adresse postale. L’heureux(se) élu(e) recevra Le contraire de un, d’Erri De Luca en édition brochée (Gallimard, 137 pages, 14, 50 €) gratuitement dans sa boîte à lettres. Elle est pas belle la vie ? Bien sûr, tu peux utiliser les trois options (commentaire + abonnement + café) pour additionner tes chances.

Bon ceci dit (et très sérieusement), revenons à nos moutons.

Passer l’hiver, d’Olivier Adam

J’ai déjà dit tout le bien que je pense de ce bouquin en introduction, il ne me reste plus qu’à te donner un visuel et la 4ème de couverture pour que tu puisses identifier l’objet.

Blanc sur fond blanc c’est bizarre mais j’aime bien. Bon, la présentation de l’éditeur maintenant.

« J’avais trop bu et Pialat était mort. J’avais appris ça dans la soirée. Les petites dormaient à l’étage. Après le repas je les avais bordées. J’avais eu un mal de chien à les laisser seules, là-haut, dans le noir de leur chambre, à m’arracher à leurs visages paisibles, leurs front pâles, leurs mains fines posées sur la couverture.« 

Ils sont sonnés, lessivés, cassés. un souffle suffirait à les faire tomber. Chauffeur de taxi, infirmière, ex-taulard ou vendeuse dans une station-service, peu importe : ils restent invaincus.

Avec ce recueil, Olivier Adam s’impose d’emblée comme un nouvelliste hors pair.

Olivier Adam est né en 1974 en banlieue parisienne, il vit à Paris. Son dernier roman, Poids léger, a été adapté pour le cinéma par Jean-Pierre Améris. Il écrit également pour la jeunesse.

Passer l’hiver, d’Olivier Adam est édité par Les éditions de l’Olivier. Ouvrage broché, 167 pages, 16 €.

Un livre de saison que je te recommande chaudement.

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