La bibliothèque

Au commencement il y a eut ce message de mon pote Jean-Claude sur Signal.(Si tu ne connais pas encore cette appli, dis-toi simplement que lorsqu’elle sera aussi commune que WhatsApp je serai le premier à t’en avoir parlé.) : « Expiration – Ted Chiang… Ça a l’air bien tordu et jubilatoire..« 

Jean-Claude me connait très bien. Tordu et jubilatoire, il s’est dit que c’était probablement déjà dans ma bibliothèque. Mais non. Je ne connaissais pas. Je suis allé vite fait lire un résumé sur le site de l’éditeur, noté que l’ebook coûte pas loin de 17 € et refermé la fenêtre comme si je risquais un courant d’air. Il faudra un jour que quelqu’un m’explique pourquoi un ebook peut être vendu à 17 €. Ça m’échappe salement.

Mais je fais confiance à mon ami, il le mérite, sa culture vaut le détour.

Comme dans ma liste du jour il y avait encore à valider l’item Marche, je me suis dit que j’allais profiter de ma séance de déambulation quotidienne pour aller vérifier si la bibliothèque de Dornach existait toujours.

Le mystère de l’existence de la bibliothèque de Dornach

Franchement, cette bibliothèque est tellement planquée qu’en dépit du panneau indicateur qui précise son emplacement, beaucoup dans le quartier ignorent jusqu’à son existence. J’y étais inscrit il y a quelques années et je ne sais pas pourquoi j’ai cessé de la fréquenter. C’est probablement lié à ce symptôme d’embourgeoisement qui consiste à acheter des livres plutôt que de les emprunter. Mais chemin faisant, alors que je me demandais si je n’allais pas trouver portes closes en raison de la triste situation sanitaire, je me surpris à méditer sur ce drame social que représenterait la disparition de cette modeste officine du savoir populaire. Me sentant l’âme d’un résistant face à la guerre de mésintelligence résultant de l’ignorance crasse additionnée de la propension complotiste à s’alimenter de fake news ravageant la populace contemporaine de ton humble serviteur, je ne puis m’empêcher de tirer cette conclusion définitive : si tu veux que cette bibliothèque continue d’exister il faut t’y inscrire.

Si je me suis permis de me parler avec autant d’assurance et sur un ton si audacieux c’est parce, d’une part je m’entend très bien avec moi-même et que je tolère volontiers un certain manque de tact à mon propre égard pourvu qu’il résulte d’une authentique franchise et que , d’autre part, méditant sur le court chemin qui me menait à mon objectif j’étais déjà parvenu à l’atteindre et pouvais constater qu’elle était ouverte même si, aussi paradoxale que cela puisse paraître, la porte en était fermée. Probablement pour éviter les courants d’airs.

Inscrit et pourvu de belles nouveautés

L’inscription fut rapide et je me suis grandement réjoui de claquer 20 € pour soutenir l’élan mulhousien de culture des quartiers.

Comme je n’aime pas tellement lire pendant des heures les tranches des livres classés en me demandant quel pourrait être ma prochaine lecture (ça me donne trop l’impression d’être chez moi), je visai directement la table des nouveautés et tombai en arrêt sur deux livres qui se trouvaient juxtaposés sinon par hasard, probablement par malice, à l’attention d’un futur lecteur habité par le goût du détail. Moi en l’occurrence.

Je te laisse découvrir pourquoi en te permettant de visualiser sur ton écran ce qui m’est apparu sur la table d’exposition.

Est-ce que ça matche dans ton esprit ?

Dans le mien ça a matché direct et du coup j’ai pris les deux dans la mesure où la table n’abordait pas une thématique particulière. (Si cette phrase te semble hermétique, console-toi en te disant qu’elle n’est pas essentielle à la compréhension du reste du texte. Je la laisse quand même, je l’aime bien.)

Et ça m’a fait pensé à une chronique écrite dans le deuxième tome des Chroniques boulangères : M. Menthol et les rongeurs, intitulées …. ben non, en fait. Je viens de vérifier. Je ne l’ai pas écrite. Elle ne figure que dans mon esprit fatigué. Et très probablement, histoire de réparer ce malheureux oubli figurera-t-elle dans le troisième tome des Chroniques boulangères.

Chroniques boulangères , bientôt un tome 3 ?

Rassieds-toi enfin ! On n’a pas idée de se mettre dans des états pareils. Il ne s’agit que de l’annonce d’une éventuelle parution…

Mais, oui, je dois en discuter bientôt avec un éditeur avec qui j’ai déjà eu le plaisir de collaborer. Bien entendu, je te tiendrai au courant.

En attendant, tu peux toujours te ruer sur le tome 2 qui va bientôt être aussi épuisé que le premier avant que ne paraisse le troisième.

Si tu veux tu peux me le commander directement, je te ferai un dédicace, sinon tu peux le demander à la bibliothèque de ton quartier.

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