#Unboxing / 5

Avec la pandémie, les activités de La Poste et des autres transporteurs sont chamboulées et les délais sont élastiques comme jamais. Mensuel, en fait, on ne sais plus trop ce que ça veut dire. Disons que c’est une durée qui varie entre 3 et 8 semaines. Tout ça pour dire (et je me rends compte el point je suis en train de me construire un misérable alibi en incriminant les uns et les autres, j’ai mis La Poste en premier, c’était trop facile) que je n’ai même pas encore fini de lire le bouquin que j’ai reçu dans ma dernière Kube et déjà j’en reçois une nouvelle.

Bon, ça y est, j’ai réussi à te convaincre ? En fait tu t’en moques éperdument, j’en suis bien conscient mais il fallait que je trouve une introduction, je ne peux pas simplement te déballer le truc comme ça, hop, vite fait. Tu mérites que j’amène la chose.

Pas trois mais deux : c’est déjà pas mal

Voire trop puisque ma PAL est salement en train de s’ériger vers le plafond…

Babelio et La Volte m’ont honoré de leur confiance en m’offrant la lecture de Le premier souper, d’ Alexander Dickow.

La Volte est une maison d’édition qui possède une vraie identité, très marquée et qui m’attire beaucoup. Ceci étant dit, je suis vraiment content d’avoir été choisi pour donner mon avis sur ce livre.

D’ailleurs, comme j’écris cet article à l’avance, tu peux déjà lire la critique sur Babelio mais comme je sais que tu ne veux pas quitter la page si vite j’ai décidé de te l’offrir ici même.

D’abord je fus sceptique face à cette quasi inaccessibilité de l’œuvre. Le premier souper n’est pas destiné à un large public. Extrême densité des sens, ellipses audacieuses et personnages évanescents.

Mais je me laissai bercer par l’étrange rythmique des mots, acceptation faite de ne pas consulter le dictionnaire compulsivement.

Comme me laissant charmer par la sonorité discordante d’un discours apprécié dans une langue étrangère.

Puis, après quelques dizaines de pages seulement, le questionnement laisse place à l’admiration. On ne soupire plus d’inintelligence mais de plaisir non contenu.

D’une esthétique audacieuse et parfois horrifique, les trois récits qui composent ce volume tranchent dans le vif d’une pensée convenue et découvrent des univers équivoques où le lecteur possède une grande marge de manœuvre pour donner corps à l’histoire en l’alimentant de ses propres réflexions.

L’hermétisme n’est une barrière que pour celui qui demeure à l’extérieur, celui qui s’engouffre dans l’histoire et y trouve son plaisir ne boudera pas cette frontière rassurante.

Voyons maintenant ce que la Kube nous réserve…

Dans la Kube

Le carton est gonflé, c’est que le livre est volumineux, j’aime bien l’idée.

Le numéro de préface est un peu chiffonné mais c’est sans importance. Dedans il y a les rituels marque-page et carte postale, le thème du mois c’est plantes vertes tropicales apparemment. J’aime bien, ça me fait penser à la végétation luxuriante des Seychelles.

Oh, trop cool ! Il y a aussi un sac à provisions sympa, attend, je te fais une photo.

Le bobo parisien va pouvoir aller acheter ses légumes bio sans promouvoir une grande surface quelconque. Oui, je parle de moi.

Tiens, en parlant de bio : 2 sachets de thé noir bio … au café bio !

Quand plus rien n’arrête l’imagination des dealers de thé. Mais j’avoue que chaque sélection est toujours très agréable.

Le livret du mois est signé Agnès Martin-Lugand. C’est un extrait de son roman La Datcha qui est sorti le 25 mars aux éditions Michel Lafon.

Et il me reste à décacheter une enveloppe brune en papier visiblement recyclé, un peu énigmatique, elle ne porte aucune mention. Je l’ouvre.

Ah ah ! Les mecs sont trop forts ! Décidément, j’aime ma Kube. Ce ne sont que de petits cadeaux mais pour qui, comme moi, aime les cadeaux, ça fait tellement de bien.

L’enveloppe contient une carte illustrée représentant une nana sur un fauteuil entourée de plantes vertes tropicales (et là, le mec qui tape PLANTES VERTES TROPICALES dans son moteur de recherche se retrouve ici et ne comprend rien mais j’en profite pour le saluer !), un chat sur les genoux. Ok, c’est cliché mais on s’en nourrit bien volontiers.

Une citation de Michel Tournier dans une nuage à ses pieds : « Celui qui lit possède des ailes qui lui permettent de s’enfuir dans des pays merveilleux… »

J’ouvre la carte : à l’intérieur un QR code avec ce message : Ici se cache une surprise rien que pour toi. Mince, je ne suis même pas certain d’avoir un lecteur de QR code. Si, c’est bon. Je scanne…

Je suis redirigé vers une appli … pas disponible dans mon pays.

Bien dommage, surtout que je ne suis pas nationaliste pour un rond. Je veux bien demander l’asile à n’importe quel autre pays qui me permettrait de bénéficier de l’appli.

Un peu déçu du coup…

Bon, il me reste à découvrir le bouquin.

Le livre de l’ #Unboxing / 5

D’après Nathalie de la librairie La Compagnie des Livres, c’est « Un roman puissant sur la violence des hommes que je considère comme un chef d’œuvre, une prouesse littéraire. »

Ok, ça donne envie.

Je découvre le livre:

Anima, de Wadji Mouawad édité par Babel.

Ah ! Je vais me faire un week-end lecture, je le sens !

Et toi, qu’est-ce que tu lis ?

3 commentaires

  1. Ce que je lis en ce moment ? Deux recueils de nouvelles offerts par les initiateurs des concours desdites nouvelles (auxquels j’ai la faiblesse de participer parfois). Bof…
    Vivement Flaubert. Parce que oui, ces temps- ci, une furieuse envie de relecture des grands, des très grands.

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