Le livre du mois / 5

C’est dimanche, le soleil est splendide, les fenêtres sont grandes ouvertes et j’entends les oiseaux chanter et des enfants crier et dire des insanités. Les temps changent mais pas les oiseaux.

Je serai mieux dans mon hamac (pas de s , ce n’est pas une faute de conjugaison, je vais m’y mettre dès que j’aurai publié cette chronique) que sur la chaise de mon bureau mais on est le 25 et tu attends avec une impatience toute légitime de connaitre le livre qui a retenu mon attention ce mois-ci.

Allons-y.

Ce mois-ci il y a du très bon

Bien que ce mois fut chargé, et peut-être en est-ce aussi la raison, j’ai lu plutôt beaucoup et certains livres sont très bons. Mais commençons par une liste toute chronologique:

  • Fin de partie de Frank Brady, Aux forges de Vulcain (biographie)
  • L’ambulance 13, Tome 1 de Patrick Cothias, Bamboo éditions (BD)
  • Le premier souper d’Alexander Dickow, La Volte (fragments de mondes)
  • Une prière à la mer de Khaled Hosseini, 10/18 (nouvelle illustrée)
  • Les négatifs de la Canebière, de Didier Daeninckx, Le Monde (nouvelle)
  • Falaises d’Olivier Adam, Éditions de l’Olivier (roman)
  • Leur âme au diable de Marin Ledun, Gallimard (roman)
  • Scarlett et Novak, d’Alain Damasio, Rageot, (jeunesse)

En image c’est beaucoup moins impressionnant.

Il manque l’Ambulance 13, je l’avais emprunté à la bibliothèque

Parmi tous ces bouquins la plupart ont fait l’objet d’une critique sur Babelio. Non, tous en fait, donc si tu veux aller y jeter un œil, mon pseudo sur le site est Kristobalone.

Comme je le disais, cette petite liste de mes lectures d’avril compte de magnifiques réussites littéraires et ce n’est vraiment pas facile de faire un choix.

Les nominés sont

  • Fin de partie de Frank Brady
  • Le premier souper d’Alexander Dickow
  • Falaises d’Olivier Adam
  • Leur âme au diable de Marin Ledun
  • Scarlett et Novak d’Alain Damasio

Ces cinq-là méritent tous d’être le livre du mois mais je me suis fixé une règle et je dois en choisir un. Je vais donc expliquer mon choix.

Fin de partie a déjà fait l’objet d’un article à part que je t’invite d’ailleurs à lire ici si ce n’est déjà fait et je vais donc accorder de la lumière à un autre titre dans cet article.

Pareillement, j’ai déjà parlé du premier souper dans un précédent article publié ce mois-ci que tu peux lire ici si le cœur t’en dis ou si ta mémoire est courte.

Falaises m’aura aussi inspiré un billet, décidément, c’est dire si ces livres m’ont marqué !

Restent Leur âme au diable et Scarlett et Novak.

Pour le coup ce sont deux bouquins très différents.

Le premier m’a été offert par Gallimard dans le cadre d’une rencontre avec Marin Ledun organisée par Babelio. C’est un gros roman noir de 600 pages qui explore le milieu du commerce de la cigarette en particulier, du tabac plus généralement, à travers l’enquête d’un inspecteur de la brigade financière aux trousses d’un réseau mafieux qu’on appelle en France un lobby. Le récit est haletant, très bien documenté, à tel point qu’on oublie vite qu’il s’agit d’un roman et qu’on se prend au jeu de l’enquête comme s’il s’agissait d’un récit journalistique. Mais Marin Ledun a précisé lors de la rencontre qu’il s’agissait d’une œuvre d’imagination en précisant toutefois que la réalité est sans doute pire que son récit glaçant.

Ce livre vient par ailleurs de recevoir un prix littéraire, je ne sais pas lequel, c’est un détail.

Je découvrais cet auteur qui a pourtant déjà écrit une vingtaine de livres et j’y retournerai bien volontiers.

Par contre je connaissais déjà Alain Damasio pour avoir précédemment lu La Horde de contrevent et Les furtifs qui sont de véritables monuments, par ailleurs largement plébiscités et décorés. Scarlett et Novak est sa dernière publication en date et la première destinée à un jeune public.

Et c’est lui qui est …

Le livre du mois

Ce livre très court se lit en quelques minutes puisqu’il fait moins de 60 pages.

Il s’agit d’un thriller à destination du jeune public, accessible dès 14 ans ai-je lu quelque part.

Il dénonce en peu de pages donc mais avec un incommensurable sens de la communication les dangers de notre (je dis bien notre) addiction au smartphone. Toutefois il ne consiste pas en un jugement essayiste mais bien en un récit à suspens, à la fois accessible et très intelligent.

Alain Damasio est décidément aussi bon lorsqu’il s’agit d’écrire un pavé que lorsqu’il se contraint à la concision. Il aurait pu en faire un bouquin 10 fois plus long que ç’aurait probablement été tout aussi réussi. Mais sa démarche est certainement pédagogique et c’est pour appuyer cette volonté que j’ai opté pour Scarlett et Novak.

Un livre à lire par tout détenteur de smartphone et à offrir à tout adolescent en âge d’en posséder un. Ou d’être possédé par lui…

Scarlett et Novak d’Alain Damasio est édité chez Rageot.

Il fait une soixantaines de pages en éditions brochée et coûte seulement 4,90 €.

Indispensable.

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