Break

Je ne suis pas un bon danseur.

Ni gracieux ni agile, je ne me sens pas à l’aise dans mon corps lorsqu’il s’agit de l’animer au rythme d’une musique agréable. Il n’y a, à vrai dire, que lorsque je zouke avec ma Chèrétandre que je parviens un tant soit peu à faire illusion.

Pour autant, j’aime beaucoup les films de danse. Je dis film de danse comme on dit film d’horreur ou film d’action. Les films qui font bonne place à la danse autrement dit. Ils ne sont pourtant d’un enjeu intellectuel significatif la plupart du temps et les scripts se ressemblent dans les grandes lignes.

Une danseuse abîmée par une terrible épreuve va découvrir sa discipline sous une nouvelle forme (souvent le hip-hop) et redonner à son art un souffle nouveau. Bien souvent son initiateur à cette nouvelle pratique est un jeune homme charmant et il vont s’éprendre l’un de l’autre avant de triompher ensemble dans un final éblouissant.

Classique mais efficace.

Break, actuellement disponible sur Netflix ne fait pas exception à la règle comme en témoigne la bande annonce qui suit.

Break

Mais j’ai pourtant bien aimé ce film et si tu aimes les films de danse je te le recommande. En plus, même si l’ambiance est parfois tendue il n’y a pas de violence ou si peu que ça doit être mentionné comme une valeur ajoutée. En tout cas pour moi c’est un plus.

Cependant, ce qui m’amène à te parler de ce film c’est qu’il m’a touché au coeur par le biais d’un vecteur tout à fait inhabituel. L’architecture.

Gymnase municipal de l’ile-aux-vannes. Saint-Ouen 93

Sans doute n’es-tu pas bouleversé par cette architecture.

Il se trouve que la danseuse et son nouveau coach se retrouvent dans ce gymnase pour son initiation au hip-hop.

Et il se trouve que c’est aussi dans ce gymnase que j’allais faire du sport lorsque j’habitais à Saint-Ouen.

Je n’avais plus vu ce batîment depuis plus de 35 ans et il m’a littéralement sauté aux yeux quand j’ai vu ce film. Il m’a ému plus que tout le reste, plus que la danse, plus que l’histoire.

Il ne m’étais jamais arrivé quelque chose de tel. Une sorte d’empathie nostalgique architecturale.

Merci Marc Fouchard. C’étais génial. Bon film en plus!

2 commentaires

  1. Oui, la nostalgie ne saurait être redoutée mais comment la définir ?
    Une forme de bonheur triste, un agréable chagrin, une certaine nonchalance de l’âme dans les confins du souvenir.

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