Vent blanc, noir cavalier, de Luke Rhinehart

Certaines personnes sont férues de littérature japonaise. Ce n’est pas mon cas même si Haruki Murakami fait indéniablement partie de mes cinq auteurs favoris. Pourtant il y a un livre qui m’avait profondément marqué à l’époque : La pierre et le sabre, de Eiji Yoshikawa, un superbe ouvrage retraçant l’histoire de Miyamoto Musashi, célèbre samouraï japonais du 17 ème siècle.

J’y avais découvert l’esthétisme zen à l’échelle de la littérature et je croyais ne jamais rien lire de pareil par la suite. Je me trompais. Vent blanc, noir cavalier vient de me détromper au terme d’une vingtaine d’années d’illusion à ce sujet.

Cerise sur le pompon, c’est un auteur américain qui est responsable de cet éveil : Luke Rhinehart (1932-2020) dont Aux Forges de Vulcain a entrepris de publier en français l’ intégralité de l’œuvre.

Paru le 3 septembre, Vent blanc, noir cavalier, de Luke Rhinehart, fait partie des romans étrangers incontournables de la rentrée littéraire 2021.

La quatrième de couverture

Matari, qui s’était enfoncée dans la nuit neigeuse dans l’espoir d’y mourir, est sauvée et recueillie par Oboko, un poète et moine bouddhiste.

Honneur, poésie, philosophie, amour s’affrontent dans ce huis clos neigeux, où Luke Rhinehart, en rendant hommage aux Sept samouraïs du cinéaste japonais Akira Kurosawa, parvient, comme dans nul autre roman dans son œuvre, à exprimer la nécessité existentielle du détachement de soi, comme seule voie, dans un monde où tout est vain, et destiné à mourir, pour connaître la joie, les rires, l’amitié et l’amour.

Ce que j’en dis …

Outre les valeurs mentionnées dans le résumé de l’éditeur, j’ai été positivement touché par la belle part consacrée à l’harmonie avec la nature, un aspect qui m’avait déjà beaucoup plu dans le récit de Eiji Yoshikawa. Luke Rhinehart ne se contente pas de nous faire de belles descriptions des superbes sites traversés par les protagonistes de son livre, il nous permet une véritable immersion à leur côté dans cette froide nature japonaise. Il joue avec nos cinq sens et bien davantage, nous émeut, nous élève et nous distrait à la fois.

L’histoire de la relation entre Oboko et Matari est sublime et éthérée, légère comme l’azur et pourtant toujours empreinte d’une inexpugnable gravité.

J’ai trouvé la couverture magnifique avant même de commencer à lire ce livre, je la trouve plus belle encore après l’avoir refermé, ainsi que le titre, tellement évocateur après coup.

Si vous avez envie de découvrir la littérature japonaise sous la plume d’un auteur américain, n’ayez pas peur du paradoxe : Vent blanc, noir cavalier vous comblera à coup sûr.

De mon côté, j’ai repéré un autre bouquin de l’auteur dans ma pile, Invasion, que du coup je vais certainement lire dans les temps à venir.

A propos de l’auteur

Luke Rhinehart (1932-2020) est l’auteur de neuf romans dont le plus connu est L’Homme-dé, roman semi-autobiographique racontant l’histoire d’un homme confiant sa vie aux dés. On lui doit aussi Invasion (2018) et Jésus Christ Président (2020). Vent blanc, noir cavalier fut son deuxième roman publié en anglais. Texte inédit en français.

Vent blanc, noir cavalier, de Luke Rhinehart, traduit de l’anglais (USA) par Francis Guévremont, édité Aux Forges de Vulcain.

Un splendide livre broché de 272 pages, à la couverture envoûtante, vendu 20 €.

2 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s