Au nom de la mère, d’Erri De Luca

En choisissant de me léguer sa bibliothèque, Marguerite allait faire de moi un lecteur assidu d’Erri De Luca alors même que j’ignorais tout de cet auteur. Ainsi la passion peut se transmettre au-delà des limites imposées par la mort. Merci Marguerite.

Au nom de la mère est un très court récit que j’ai pioché dans ma PAL, intercalé entre un livre que je voulais chroniquer pour la rentrée littéraire et un autre emprunté à la bibliothèque. Je pensais que j’allais le lire vite. Je l’ai lu en deux fois. La presque totalité hier soir, le reste ce matin.

La couverture n’est pas folle folle, on est chez Gallimard, tout en sobriété donc.

La quatrième de couverture

nrf

Oui, comme je disais on est chez Gallimard, donc pas de quatrième de couverture. C’est fort quand on y pense. Les mecs sont tellement certains de vendre leurs bouquins qu’ils ne se donnent même pas la peine de faire un résumé. Bon, c’est un choix.

Ce que j’en dis …

L’idée du bouquin est audacieuse : c’est un récit à la première personne, la narratrice est Miriam, plus connue en France sous le nom de Marie, mère de Jésus. L’auteur s’est donc mis dans la peau de cette femme, illustre s’il en est, afin de nous livrer ses sentiments, depuis l’annonce de l’ange jusqu’à la naissance de l’enfant.

Le résultat est intéressant parce que c’est une excellente idée de se mettre à la place des personnages bibliques pour faire vivre les Saintes Écritures dans notre cœur. Mais évidemment, nous avons droit ici à la vision de l’auteur, que je ne partage pas forcément dans le détail.

Par exemple, la foi de Miriam ne transparait presque pas dans ce livre alors qu’à mon avis c’est là une qualité déterminante chez cette femme. En revanche, sa relation avec Joseph occupe beaucoup de place et j’ai trouvé cela très subtil car la Bible relate très peu de choses à ce sujet.

Comme d’habitude avec Erri De Luca, je suis étonné de voir qu’un athée puisse avoir une approche aussi riche des textes sacrés. Il n’est pas en mesure d’éclairer ma foi mais il stimule mon imagination et pour cela je continue d’apprécier ses récits en rapport avec la Bible.

Au nom de la mère, d’Erri De Luca, chez les éditions Gallimard

Un petit livre, presque un livret, de 78 pages, vendu 7,90€

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