Des vies volées, de Susan Allott

Au commencement il y a un malentendu : j’ai confondu Susan Allott avec Megan Abbott. Fait du hasard ou habile pseudonymie, je ne le sais pas. Puis il y a cette belle couverture qui m’attire et l’éditeur, Belfond, qui ne m’a jamais déçu. Ce n’est pas Megan Abbott donc, mais qu’importe, je me lance dans cette lecture avec curiosité.

Le résumé de l’éditeur

Intense et noir, un premier roman qui rouvre les plaies d’un chapitre sombre de l’histoire australienne récente : le rapt d’enfants aborigènes organisé par l’État. Une rafale d’émotions brutes pour ce texte remarquable, en lice pour le prestigieux Dagger Award de la littérature à suspense britannique.

1997. Isla Green, Australienne de trente-cinq ans installée à Londres, est réveillée en pleine nuit par un appel de son père : ce dernier est suspecté dans une affaire de disparition vieille de trente ans. Il serait la dernière personne à avoir vu Mandy, leur voisine, ce jour de 1967.

Secouée par cette annonce et par les souvenirs que celle-ci fait remonter, Isla se décide à rentrer en Australie. Mais revenir au pays n’est pas simple pour la jeune femme, elle-même très fragilisée. Car pour comprendre ce qui est réellement arrivé à Mandy, Isla va devoir affronter les fantômes du passé familial. Et aussi percer l’épais silence dans lequel cette petite communauté de la banlieue de Sydney s’est murée depuis des décennies.

Qu’est-il arrivé à Mandy ? Le père d’Isla a-t-il joué un rôle dans cette disparition ? A mesure qu’elle fouille le destin funeste de sa voisine, ce sont les tabous du passé colonial australien qui apparaissent aux yeux d’Isla …

Ce que j’en dis …

Indéniablement un bon roman.

De nombreux chapitres courts, certains en 1967, d’autres en 1997. Au début on a un peu de mal à se plonger dans l’histoire parce que l’auteure nous livre peu de matière à chaque fois. L’intrigue prend un peu de temps à se mettre en place mais ça ajoute au suspense, ce n’est pas un mal finalement.

Bon, après, pour être franc, je m’attendais à une histoire beaucoup plus centrée sur cette affaire post-colonialiste de trafic d’enfants aborigènes. Le thème y est certes abordé mais finalement peu développé, on n’y apprend rien sinon dans une note de l’auteure à la fin du livre.

Les thèmes de l’infidélité conjugale et de l’alcoolisme y sont plus présents que d’autres mis en avant dans la quatrième de couverture. Ce qui est particulièrement réussi c’est cette quête de la vérité, on a envie de découvrir ce qui est arrivé à Mandy et on arrive à le savoir dans les derniers chapitres.

Au final c’est un bon roman noir et je ne suis pas du tout déçu par ma méprise initiale. Ce n’est pas Megan Abbott, certes, c’est Susan Allott et en conclusion c’est très bien aussi.

Des vies volées, de Susan Allott est édité chez Belfond

Un livre broché de 336 pages vendu 21€

paru le 7 octobre 2021

Un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s