Va manger tes morts, de Pascal Martin

Va criave tes moulos en gitan dans le texte.

L’ouvrage était proposé par JIGAL dans la masse critique d’octobre sur Babelio. J’ai postulé parce que j’aime beaucoup cette maison d’édition spécialisée dans le noir et je n’ai pas été déçu par ce nouvel arrivage.

La quatrième de couverture

Elle s’appelle Romane, elle est Gitane. Dans cette brasserie parisienne, elle vient de flinguer un sale type d’une balle en pleine tête.

Lui, c’est Rio, il venait juste de prendre sa défense face aux gifles de ce mec.

C’est là qu’elle l’a pris en otage, enfin presque … Et que tout a commencé !

Il est enquêteur pour les assurances. Elle, elle se débrouille comme elle peut … Et plutôt bien.

Mais quand le temps vire à l’orage, ils décident ensemble de décamper au plus vite …

Elle est jeune, belle, insouciante. Elle a la rage de vivre, là, tout de suite … Lui, pour la première fois de sa vie, il n’a plus qu’une envie, exister et la suivre …

Ce que j’en dis …

Ça fait un beau paquet de points de suspension d’un seul coup, j’en suis bien conscient, mais ne vous y fiez pas, Va manger tes morts est un roman noir qui dépote à 100 à l’heure.

La petite Romane, irrésistible avec son parler gitan qui m’a ramené plus de trente ans en arrière à une époque où cette langue chantait à mes oreilles. Rio, le bureaucrate heureux dans sa routine jusqu’à ce qu’il découvre que le bonheur est possible autrement. Poulbot, le flic pourri. Et tous les autres.

Une galerie de personnages bien trempés, qui gravitent autour de ce duo improbable, Romane/Rio, gangsters modernes et fruits incomestibles d’une société avilissante qui s’acharne contre les plus faibles jusqu’à les rendre forts dans ce qu’il y a de plus mauvais.

Ils aspirent à l’amour mais ils sèment la mort. Ils s’aiment d’amour mais hélas, pire est la mort.

Alors il ne reste qu’à déguerpir, des guerres pires, et de guerre lasse, ils veulent qu’on leur fiche la paix.

Mais peut-on vivre en paix alors que le passé nous torture ?

Terriblement noir, Va manger tes morts n’en est pas moins brûlant d’espoir et d’amour. Il n’est pas à mettre entre toute les mains, mais les écorchés vifs y trouveront des raisons de sourire à l’avenir en rêvant d’un ailleurs où la paix et possible.

Lorsque la violence est un langage, lorsque la paix est une résignation, il faut réapprendre à vivre.

C’est ce que font Romane et Rio, et malgré leurs excès on ne peut que leur sourire en leur souhaitant le meilleur.

Va manger tes morts, de Pascal Martin est édité par Jigal.

Une belle nouveauté de 232 pages vendue 18€ dans les bonnes librairies.

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