Stavros sur la route de la soie, de Sophia Mavroudis

Une nouveauté de Jigal Polar, ce troisième volet des aventures de Stavros, commissaire athénien aimable et perspicace, m’avait été expédié par erreur et c’est tant mieux !

La quatrième de couverture

Juin 2020. En plein centre d’Athènes le corps d’un homme d’affaires chinois est retrouvé écrasé au pied d’un hôtel en construction.

Le commissaire Stavros Nikopolidis est chargé d’enquêter sur le meurtre de ce monsieur Lee, un des principaux investisseurs chinois en Grèce.

Ses pérégrinations, très loin d’une simple enquête de routine, vont le conduire rapidement vers la séduisante Yi Ho, vice présidente de la société de monsieur Lee, qui semble se mouvoir avec beaucoup d’aisance dans les milieux opaques du transport maritime, de l’immobilier et de la politique.

Les meurtres successifs d’un banquier et d’un journaliste vont plonger Stavros dans les méandres d’un vaste complot politico-financier qui va s’avérer être un cocktail explosif dans une Grèce de l’après crise, ouverte à toutes les convoitises, et où tous les coups sont permis …

Ce que j’en dis …

Recevoir un ouvrage qu’on n’a pas sollicité n’amène pas toujours à en parler. Heureusement parce que la déception est parfois à la clé.

Ce n’est pas du tout le cas cette fois-ci et c’est la raison d’être de cet article.

Comme le précise l’introduction, Stavros sur la route de la soie fait suite à deux autres romans de Sophia Mavroudis publiés chez Jigal : Stavros et Stavros contre Goliath.

Je n’avais lu aucun de ces deux ouvrages précédents et cela ne m’a pas du tout désarçonné. Au contraire, j’ai simplement envie de les découvrir tant le personnage de Stavros est réussi.

Un commissaire charismatique au charme discret qui n’est pas une parodie de lui-même comme c’est malheureusement parfois le cas dans la littérature policière. Son équipe est pareillement tout à fait digne d’intérêt.

L’enquête en elle-même ne m’a pas transporté, bien que sa résolution soit menée de façon subtile. En revanche, le contexte est d’une incroyable richesse. Stavros sur la route de la soie donne l’occasion à Sophia Mavroudis de dresser un réquisitoire passionné au sujet de la politique menée par l’État grec depuis les années 60. En 2020, les conséquences sont indiscutables et ce n’est certainement pas le seul pays à dresser un bilan négatif des décisions prises par la sphère dirigeante.

N’étant pas Grec ni n’ayant une connaissance suffisante de la question, j’ai eu le sentiment d’en apprendre beaucoup sur la situation de cet archipel européen en lisant ce bon polar. Tout en gardant à l’esprit que d’autres lecteurs trouveraient peut-être à redire aux arguments de l’auteure développés par le biais de certains personnages, je n’y ai rien trouvé de déplacé. Mais engagé, certainement.

Cette approche est réussie, elle donne du relief à ce qui pourrait n’être qu’une simple enquête policière et le lecteur, en refermant l’ouvrage, se sent probablement enrichi d’une certaine connaissance, sans parler des innombrables références hellénophiles qui émaillent le récit.

Reste à savoir si les deux premiers volets des aventures de Stavros ont le même profil …

Stavros sur la route de la soie de Sophia Mavroudis est édité par Jigal.

Un livre broché de 296 pages vendu 18,50€.

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