L’ombre de la nuit, de Marco Pianelli

Choisir d’éditer un premier roman est un pari risqué. Mais c’est un pari gagné pour Jigal Polar et je pronostique une série de futurs romans noirs signés Marco Pianelli.

Avec les belles qualités présentes dans cette première parution, j’ai peu de chances de me tromper.

La quatrième de couverture

Il fait nuit. Paco Sabian marche sur une route d’Ardèche. Il pleut, le froid s’immisce et glace ses os, la lune n’est pas prête à céder sa place.

Une voiture s’arrête à cette heure incongrue. Une femme seule au volant. Une mère qui retrace le chemin sur lequel son fils a disparu il y a tout juste cinq ans. Depuis, plus rien.

Paco est un ténébreux, un taiseux qui traîne la fatalité, comme d’autres leur ombre. Qui est-il ? Pourquoi est-il là ? Dans son costume de vagabond, il semble poursuivre un but connu de lui seul.

Et quand sur son parcours, il croise le Mal, il ne se détourne pas, il ne ferme pas les yeux. Il fait face et l’affronte. Finalement peu importe son nom et pourquoi il passait par là.

Paco prend la forme du destin, le dernier recours de ceux qui, sans lui, n’avaient aucune chance d’obtenir justice.

Ce que j’en dis …

D’abord je tiens à rendre hommage à la personne qui rédige les quatrièmes de couverture chez Jigal. Ces résumés sont tellement représentatifs sans pour autant en dire trop, c’est une vraie prouesse.

L’ombre de la nuit est effectivement une histoire de justicier solitaire et irrésistible. Il y a chez Paco Sabian quelque chose du poor lonesome cow-boy qui trace sa route, et qui s’arrête si les mauvaises personnes ont la fâcheuse idée de croiser son chemin.

Mais il y a aussi chez Paco Sabian des allures de barbouze expérimentée, retirée des services mais toujours terriblement efficace. « Un compromis entre Sherlock Holmes et Mike Tyson« .

C’est bien simple, soit on tombe sous son charme, soit on tombe sous ses coups.

Je ne serais pas étonné si un producteur de cinéma achetait les droits pour en faire un film d’action tellement le potentiel est criant. L’intrigue est bien ficelée sans être hermétique, les méchants sont bien énervants et Paco leur fait du mal. Les gentils sont humbles et aimables, et Paco leur fait du bien. C’est très manichéen, certes, mais ça fonctionne à la perfection. Et quand vous regardez un film d’action c’est bien ce que vous attendez, non ? Ben, voilà, c’est bien ce que je disais.

Après il y a des gens comme moi qui regardent très peu de films mais qui lisent beaucoup de bouquins. Ils ne se rueront donc peut-être pas sur l’Ombre de la nuit lorsque sortira sur les écrans son adaptation cinématographique, par contre ils vont se taper toute la série à venir des polars de Marco Pianelli, parole de pronostiqueur !

Quelques mots sur l’auteur

Source : Culture Justice .com

De loin il ressemble sans doute un peu à Paco Sabian, et d’ailleurs on ne va pas s’approcher de trop près, on ne sait jamais.

D’origine corse par sa grand-mère, il fait d’abord des études de littérature avant de devenir enseignant quelque part en Europe. C’est sans doute là qu’il découvre la vie de l’étranger, de l’inconnu et les souffrances propres à cette condition. De retour en France il s’adonne à la littérature et aux arts martiaux avec plaisir et assiduité.

Oui, il ressemble méchamment à Paco Sabian.

L’ombre de la nuit de Marco Pianelli est édité par Jigal.

Un livre broché de 255 pages qui coûte 18,50€ et qui les vaut bien.

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