The Black Kids, de Christina Hammonds Reed

Encore une fois j’ai eu le privilège de bénéficier d’un livre en échange d’un avis lors de la dernière Masse Critique organisée par Babelio.

En novembre elle était consacrée aux ouvrages jeunesse et c’est Slalom qui m’a offert la lecture de The Black Kids.

La quatrième de couverture

1992, Los Angeles s’embrase.

Des policiers viennent d’être acquittés alors qu’ils ont passé à tabac Rodney King, un homme noir. Ashley, 17 ans, se pensait jusqu’ici hors d’atteinte. Fille d’une famille aisée, fréquentant un lycée huppé, elle ne s’est jamais sentie victime d’injustices ou de discriminations raciales …

Mais à bien y réfléchir …

Une histoire d’amour naissante, des secrets dévoilés et une atmosphère de fin du monde lui ouvrent les yeux : elle, qui a toujours oscillé entre communauté noire et blanche, réalise qu’elle peut trouver sa place, sans avoir à choisir son camp.

Un roman enragé et universel.

Ce que j’en dis …

Encore une fois je suis surpris de voir la grande maturité présente dans des oeuvres pensées à priori pour des adolescents.

Je le dis sans aucune condescendance. Simplement, en tant qu’adulte plus proche de l’âge de la retraite que des années lycée (où je n’ai jamais mis les pieds soit dit en passant), je me suis senti touché en plein cœur par ce livre qui aborde un thème difficile.

Thème d’autant plus difficile qu’il s’agit d’un roman américain à la base (traduit par Rosalind Elland-Goldsmith) et qu’aux Etats-Unis le racisme tient davantage de l’atavisme que du problème de société. Je dis ça comme si en France c’était différent …

Pour le coup je trouve que le sujet est extrêmement bien maîtrisé. L’autrice n’en fait pas des masses, ce livre n’est pas engagé dans le sens ou il serait partial. L’engagement de Christina Hammonds Reed est certainement davantage d’éveiller les consciences à la problématique telle qu’elle est vécue par les principaux intéressés : les Noirs Américains.

Le roman est entièrement écrit à la première personne, cette jeune Ashley de 17 ans, une adolescente noire qui va prendre conscience de sa négritude à travers le regard des autres dans une cité des anges qui s’enflamme sous la tension.

Au commencement on a surtout droit aux préoccupations très superficielles d’une ado de 17 ans, les garçons, la musique, les fringues, ses cheveux et l’université. Je trouve cette partie particulièrement réussie et cela donne d’autant plus de poids à la réflexion bien plus profonde qui va grandir petit à petit concernant la question de l’identité raciale.

Il y a d’autres personnages plus engagés mais cette petite Ashley dans son insouciance de moins en moins naïve est vraiment un très bon personnage.

En définitive, même si ce roman est particulièrement recommandé pour les adolescents à partir de 13 ans, je tiens à préciser qu’il n’y a pas de seuil au-delà duquel il risque de perdre son intérêt.

Foi de quinqua !

The Black Kids, de Christina Hammonds Reed est publié par Slalom

C’est un grand livre broché de 432 pages qui coûte 17,95€

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