À vif, de René Manzor

Je continue de dévoiler la sélection du prix des lecteurs des bibliothèques de Mulhouse pour le FSN 2021 avec ce qui fut mon premier coup de cœur : À vif, de René Manzor.

Le résumé

Dans la forêt qui borde le village de Gévaugnac, on découvre une toute jeune fille brûlée sur un bûcher. La capitaine Julie Fraysse, du SRPJ de Toulouse, est priée de différer ses vacances et de consulter Novak Marrec, le policier qui a mené l’enquête sur des meurtres très similaires, attribués à un mystérieux « Immoleur » jamais arrêté.

Le problème c’est que Novak est interné en hôpital psychiatrique. Depuis son échec dans l’affaire de l’Immoleur, ce flic intelligent, cultivé et peu loquace est atteint de troubles obsessionnels délirants : par moments son cerveau lui créé de fausses certitudes, qu’il n’arrive pas à distinguer de la réalité. Convaincu que l’Immoleur est de retour, Novak se lance à corps perdu dans l’enquête avec Julie. Mais comment découvrir la vérité quand votre propre esprit joue contre vous ? Parviendront-ils à mettre au jour les secrets de la petite communauté de Gévaugnac ?

Ce que j’en dis …

J’ai totalement succombé à l’attrait de ce duo improbable de flics mal assortis. Le personnage de Novak Marrec en particulier m’a subjugué. Bon, c’est vrai que j’ai une attirance pour les profils psychotiques (en littérature, hein …) et que ce type est une vraie réussite sous ce rapport. Bien dosé, troublant à souhait, son problème psy est un véritable ingrédient de ce livre captivant.

Au risque d’être (un peu) excessif, il m’a fait pensé à Un homme d’exception, ce film avec Russell Crowe qui interprète le rôle de John Nash, prix Nobel d’économie (1994) et schizophrène. Ce film est basé sur le livre Un cerveau d’exception de Sylvia Nasar.

Nous étions aussi plusieurs dans le jury à faire le lien avec Shutter Island de Dennis Lehane, adapté au cinéma par Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio dans le rôle principal.

La fin du livre est un pur délire, une fois le bouquin refermé on ne peut pas cesser de continuer d’y penser, de se poser des questions, de retourner encore et encore l’histoire dans sa tête.

Pour ne rien gâcher à l’affaire, René Manzor est un type très sympathique qui a cette qualité qui manque à tellement d’auteurs dans les salons : il est capable de parler d’autre chose que de ses livres !

En définitive, il m’a fait vivre deux très bons moments : celui que j’ai passé à lire À vif, et celui qui j’ai passé à discuter avec lui au FSN.

Merci René Manzor.

À vif, de René Manzor est édité par Calmann-Lévy.

Un livre broché de 400 pages vendu 20,50€.

3 commentaires

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