La forêt des disparus, d’Olivier Bal

Voilà le grand gagnant du prix des lecteurs des bibliothèques de Mulhouse pour le FSN (Festival Sans Nom) 2021 !

C’est seulement le quatrième de la sélection car pour ma part j’avais préféré un autre roman dont je parlerai plus tard. Mais celui-ci était déjà effectivement très bon.

Le résumé

« Dans cette forêt, tu peux toujours y entrer, mais tu n’en sortiras jamais …« 

Des murs d’arbres géants, séquoias millénaires qui se referment comme un piège. Des randonneurs qui disparaissent sans laisser de traces. Il ne fait pas bon traîner dans les bois de Redwoods, au bord du Pacifique, dans l’Oregon.

Au cœur de cette forêt maudite, un homme vit isolé de tous. Ici, on l’appelle l’Étranger. En réalité, son nom est Paul Green, un ancien journaliste qui a connu son heure de gloire avec l’affaire Clara Miller.

Un soir, une jeune adolescente, Charlie, vient frapper à sa porte. Elle est blessée, paniquée. Pour elle, Paul est le seul à pouvoir l’aider. Car là-bas, au milieu des arbres, Charlie a connu l’horreur …

Ce que j’en dis …

Si ce livre n’a pas été mon préféré c’est simplement parce que mon favori était très différent. Mais je l’ai aussi beaucoup aimé.

L’histoire est tout à fait prenante. Le style est à la fois riche et facile à lire. Toutes proportions gardées, sous ce rapport j’ai souvent pensé à Stephen King : bien écrit mais accessible.

Par ailleurs l’auteur a particulièrement travaillé ses personnages principaux et le résultat est excellent. Le chien de Paul, Flash, par exemple est un vrai protagoniste, bien qu’il ne s’agisse pas d’un chien remarquable par ses talents par ailleurs, n’empêche. Mention spéciale pour cet autre personnage de l’anthropologue cannabinophile qui sert les besoins de l’enquête : inoubliable.

Olivier Bal nous plonge dans une ambiance aussi inextricable que la forêt de l’histoire.

Il pointe du doigt les dérives de l’entre-soi et les injustices liées à la xénophobie au sens large, soit la haine de l’étranger. Ici c’est simplement l’étranger du village mais le leçon est édifiante à d’autres niveaux vu l’époque pénible que nous vivons.

Une autre belle qualité de cet ouvrage réside dans le fait qu’il fait suite à un autre (L’affaire Clara Miller) sans que cela ne soit un frein à la pleine compréhension de La forêt des disparus. Par ailleurs la conclusion de ce second opus est ouverte, laissant espérer le troisième volume d’une trilogie qu’on pourra aborder par n’importe quel livre.

En conclusion La forêt des disparus a bien mérité son prix.

La forêt des disparus, d’Olivier Bal est publié par XO Éditions.

Un livre broché de 440 pages au prix de 19,90€.

Un commentaire

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