Le temps des scarabées, de Cara Vitto

Depuis que je me suis acoquiné avec la plateforme SimPlement, je poursuis ma découverte d’auteurs autoédités.

Le petit monde de l’autoédition m’a offert le mois passé à la fois un énorme coup de cœur: May, de Laurent Cappe. Et aussi une énorme déception : Blackhole, la faucheuse en sursis, de JMB.

C’est donc avec l’esprit ouvert, sachant qu’il m’était possible de faire une plus ou moins belle découverte, que j’ai abordé Le temps des scarabées.

Résumé

Alors qu’il fait du surf, Julien a un flash : il voit son ami Marc s’effondrer.

Il chute lui-même dans les vagues et lorsqu’il est secouru, il souffre d’amnésie. Son ami Marc est décédé…

Marc et Julien travaillaient ensemble sur un projet de microrobotique : les scarabées.

Commence dès lors une quête pour Julien. Retrouver la mémoire et découvrir d’où lui est venu ce flash ainsi que ces cauchemars qui désormais le réveillent chaque jour à la même heure : 2:20.

Il avance dans sa quête avec l’aide de Rosa Aguilar, une psychologue aux méthodes assez peu orthodoxes. La police enquête également. Que vont-ils finir par découvrir ?

Ce que j’en dis …

J’ai généralement des avis bien tranchés, le plus souvent enthousiastes. Cette dernière lecture me laisse une impression mi figue-mi raisin. J’ai eu beaucoup de mal à accrocher mais j’y reviendrai plus tard.

Lorsqu’enfin j’ai pu rentrer dans l’histoire, j’ai été happé par le rythme. Malheureusement, à ce moment, le cours du récit se développe dans un univers paranormal, pour ne pas dire littéralement spirite. Or, c’est malheureusement pour l’auteure un domaine que j’ai en aversion. Il n’empêche que c’est dans cette seconde partie de la lecture que j’ai trouvé sa plume efficace.

J’en reviens à cette difficulté que j’ai eu à m’accrocher. Je n’abandonne presque jamais une lecture en cours. Je crois que ça ne m’est arrivé que deux fois. Dont une fois parce que je ne saisissais pas tout, mais c’était Emmanuel Kant…

Malgré le fait que je n’arrivais pas à prendre plaisir dans le livre, j’ai donc continué, par respect pour le travail d’écriture et parce que je veux toujours espérer que ça va s’améliorer. Mais ça a pris du temps. Je trouvais que les chapitres n’étaient pas assez liés, la transition systématiquement brutale. Les personnages ne m’ont pas convaincu, notamment Jérôme, l’assistant de Julien qui parle toujours de lui à la troisième personne et qui pratique un humour vaseux, calembouresque et désuet. J’ai trouvé que ça n’apportait rien d’intéressant. Ainsi que la lieutenant de police dont j’ai déjà oublié le nom et qui apparait comme une espèce de sotte hystérique dans son entrée en scène, puis plus par la suite, sans que je comprenne pourquoi.

Pourtant, je le répète, il y a eu un déclic avec le chapitre intitulé La brèche et ensuite, j’ai pris plaisir jusqu’à la fin de l’ouvrage. Petit bémol : La brèche est le vingt-et-unième chapitre, il débute à la page 145. Il m’a fallu être patient.

Pour autant, je ne peux pas dire que le livre soit mauvais, certes il porte les marques de l’autoédition, ces coquilles malheureusement propres à cette sphère littéraire, mais je suis convaincu qu’il sera en mesure de réjouir les amateurs du genre.

D’ailleurs Cara Vitto n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il s’agit de son quatrième roman. Elle a par ailleurs d’excellentes évaluations sur Babelio et Amazon.

Il me semble donc que Le temps des scarabées réjouira probablement son lectorat acquis et saura peut-être aussi convaincre d’autres lecteurs que moi.

Le temps des scarabées de Cara Vitto est disponible sur Amazon.

Un livre broché de 342 pages, vendu 10,55€.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s