Amalia, d’Aude Picault

Parmi les petites pépites dénichées dernièrement sur NetGalley, il y a cette BD intelligente et douce qui traite d’un sujet important avec beaucoup de sensibilité : le burn-out. Oserais-je rajouter féminin ?

Résumé

Amalia est une maman comme il y en a tant d’autres.

Mariée à un homme qui pense beaucoup à lui, avec qui elle a une petite Lili de quatre ans et une grande Nora de dix-sept, Amalia est coach de profession et elle s’occupe de tout le monde sauf d’elle-même.

Cette activité essentiellement consacrée à d’autres qui ne mesurent pas ses efforts et ses sacrifice l’épuise inévitablement et elle se trouve de plus en plus acculée au bord de la rupture.

Lili est pénible comme une gamine de quatre ans. Nora comme une ado qui se rêve influenceuse mode originale (oui, il s’agit d’un oxymore), et Karim comme un mâle égoïste, normal.

Son boulot est tout aussi pénible : comment booster des clients alors que notre propre énergie s’épuise ?

Comment on fait quand on en peut plus ?

On s’écroule.

Mais on peut redémarrer sur de meilleures bases.

Ce que j’en dis …

Voilà certainement une BD qui va plaire à beaucoup.

Et qui va leur faire du bien.

Parce que, forcément, on se reconnait dans Amalia. On se retrouve dans cette petite femme qui subit une lourde charge familiale à laquelle vient s’ajouter la charge professionnelle, à laquelle vient s’ajouter le fait de vivre dans un monde qui va mal.

Tout va mal mais on aimerait aller bien. Qui ne connait pas ce paradoxe ?

Par ailleurs, les images sont à la fois naïves et superbes, colorées dans des tons pastels apaisants. Souvent des images campagnardes pleine page, qui font du bien, à l’instar d’un après-midi allongé dans l’herbe douce d’un pré silencieux.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé le personnage de Nora qui fait des vidéos de tutoriels de maquillage en rêvant d’additionner les followers. Elle en dit long sur notre époque.

Karim, le papa, travaille dans une boulangerie industrielle dont la direction envisage de faire pousser du blé sur Mars. Oui, la planète. Je tiens à préciser que cette ambition n’est malheureusement pas une facétie de l’auteure mais bien liée à une déclaration du directeur d’un grand groupe agro-alimentaire européen. Je tenais à le préciser.

En définitive, il s’agit d’un beau roman graphique, en prise avec la réalité de son époque, apaisant et utile.

Amalia, d’Aude Picault est édité par Dargaud.

C’est un roman graphique de 148 pages en couleurs, vendu 19,99€.

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