J’aurais aimé te tuer, de Pétronille Rostagnat

J’ai découvert Pétronille Rostagnat dans le cadre du prix des lecteurs des bibliothèques de la ville de Mulhouse du Festival Sans Nom de l’année passée puisque j’avais le privilège de faire partie du jury. Je pensais t’épargner, précédent livre de l’autrice faisait partie de la sélection.

Comme tu peux le constater si tu as lu l’article consacré au polar en question, mon avis était d’abord mitigé, puis après avoir discuté avec son autrice, je l’avais revu à la hausse.

En définitive, je me suis dit que je devrais m’intéresser davantage à la production littéraire de Pétronille Rostagnat et c’est ce qui m’a poussé à lire son dernier roman, paru le 2 février.

Résumé

Laura Turrel, une jeune femme d’une vingtaine d’années vient de présenter au commissariat de Versailles en prétendant avoir commis un meurtre.

Le commandant Deguire l’entend faire sa confession dans le moindre détail d’un meurtre si savamment orchestré qu’il n’aurait probablement jamais été découvert si la coupable ne s’était pas livrée à la police.

Seulement, lorsque Damien Deguire se rend sur la scène du crime, les choses ne semblent pas s’être déroulées comme Laura l’a prétendu. En fait, il n’y a aucune trace de quelque meurtre que ce soit.

Pourtant, Bruno Delaunay, la victime désignée, a bel et bien disparu de la circulation.

Qui est vraiment Laura Turrel ? Quelle terrible machination a-t-elle mise au point pour se retrouver incarcérée alors que l’enquête qui avance tend à l’innocenter ?

Elle qui s’est présentée comme la coupable d’un meurtre, semble plutôt être la victime de Bruno Delaunay. Mais celui-ci demeure introuvable et Laura s’enferme dans le silence.

Ce que j’en dis …

Si Je pensais t’épargner m’avais parfois semblé un peu léger, J’aurais aimé te tuer m’a littéralement coupé le souffle. L’épithète qu’on accole volontiers et facilement à suspense est haletant. C’est presque un réflexe. Pourtant ici, cette expression prend tout son sens : le suspense est tellement énorme qu’on a parfois le souffle court, la respiration difficile.

Non, non, je n’en rajoute pas.

Plus j’avançais dans ma lecture et moins je voyais comment cette histoire allait se terminer. J’en vins même à douter, en voyant l’épaisseur des pages restant à lire se réduire, que l’autrice allait réussir à s’en sortir avec toutes les questions qu’elle avait laissées sans réponses.

Mais elle y est parvenue avec maestria, ajoutant même une fin au dénouement.

Si cette notion vous échappe, ce que je peux comprendre, elle prendra tout son sens si vous lisez cet excellent polar.

D’ailleurs c’était déjà le procédé utilisé dans Je pensais t’épargner. L’affaire est résolue, l’énigme a trouvé sa solution, les enquêteurs sont arrivés au bout de leur enquête. Mais Pétronille Rostagnat ajoute un chapitre qui vient secouer encore un fois le lecteur, la lectrice, qui croyait en avoir fini avec les surprises de taille.

Je ne sais pas si c’est sa signature à chaque fois mais je retiens l’idée.

Avec Pétronille Rostagnat, tant que la dernière page n’est pas tournée, il se passe encore des choses.

J’aurais aimé te tuer, de Pétronille Rostagnat est édité par Marabout.

Un polar de 252 pages (au suspense haletant), vendu 19,90€

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