Chagrin d’école, de Daniel Pennac

J’avais commencé à lire la saga Malaussène, les trois premiers volumes m’avaient beaucoup plu.

  • La petite marchande de prose
  • Le fée carabine
  • Au bonheur des ogres

Malheureusement je n’ai pas encore lu les trois suivants.

  • Monsieur Malaussène
  • Des chrétiens et des Maures
  • Aux fruits de la passion

Mais d’avoir lu Chagrin d’école m’en a vraiment donné l’envie.

J’aime tellement cet auteur ! Et Marguerite aussi apparemment puisque c’est de sa bibliothèque personnelle que j’ai hérité nombre de ses romans. Il m’en reste encore deux à lire.

  • Comme un roman
  • Journal d’un corps

De cette succession de listes ressort une réalité : Daniel Pennac est un auteur prolifique et populaire, tant il est vrai que même si tu n’as pas lu les livres de cette liste en trois parties, tu as certainement entendu parler de l’un ou l’autre de ces livres, sinon de tous.

Mais revenons-en à la lecture qui sert de prétexte à la chronique du jour : Chagrin d’école.

Au tableau : « Le troisième trimestre sera déterminant. »

La quatrième de couverture

– Un livre de plus sur l’école, alors ?

– Non, pas sur l’école ! Sur le cancre. Sur la douleur de ne pas comprendre et ses effets collatéraux sur les parents et les professeurs.

Prix Renaudot 2007

Ce que j’en dis …

De l’avis d’un de mes amis, éditeur, la plupart des écrivains sont journalistes ou enseignants. Daniel Pennac correspond bien à cette statistique puisqu’il était prof de Français. Et pourtant, avant cela, il fut un cancre de compétition, sauvé par des profs bienveillants qui lui ont appris à apprendre.

Dans Chagrin d’école, il nous livre tant son expérience de cancre juvénile que celle de professeur chargé d’enseigner d’autres cancres.

Le livre est une suite de considérations sur le cancre en particulier mais aussi de manière plus large sur le rôle de l’enseignant, de l’éducation nationale, sur le regard que nous, parents, portons sur notre enfant en difficulté d’apprentissage, et sur la jeunesse en général.

Prix Renaudot 2007 donc. Mine de rien, ça fait quand même 15 ans. Le livre n’est pas d’une irréprochable actualité donc, mais la thématique et les points de vue développés sont intemporels et dignes d’intérêt, particulièrement pour des enseignants qui se sentent investis de leur devoir de transmission. Mais si, ça existe.

J’ai beaucoup aimé la partie consacrée à l’élève en tant que client, que consommateur. Ce phénomène n’est pas démenti par les années, au contraire, il s’aggrave considérablement.

Un livre qui s’adresse donc au corps enseignant, aux cancres sauvés, aux amateurs de Daniel Pennac et à ceux qui, peut-être, ne le connaissent pas encore.

Chagrin d’école, de Daniel Pennac est édité chez Folio.

En format poche, 300 pages, il coûte 8,70€.

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