Ascendance 01, d’Audrey Heck

Ascendance 01 est un pavé de SF de près de 600 pages dont l’auteure précise dans une note que si l’on aime Franck Herbert et Philip K. Dick il y a de fortes probabilités pour qu’il nous plaise. J’avoue que c’était trop tentant pour que je décide de passer à côté.

Je me suis donc plongé dans ce gros livre qui est aussi le premier roman d’Audrey Heck.

Le résumé

Quel est le point commun entre un légionnaire romain, un marchand de draps de la Renaissance, une Égyptienne du Nouvel Empire et un métis viking ?

Dans quelques temps, j’apprendrai qu’ils sont tous mes ancêtres. Nous pourrons nous voir, nous entendre et nous critiquer. Ce sont les Ascendants. Des humains de générations diverses qui n’auraient jamais pu se connaitre dans un monde normal … Nous sommes tous séparés par des décennies, des siècles, des millénaires d’histoire. En tant que dernière détentrice de l’Ascendance, je vais malgré moi intégrer cette épopée incongrue. Ensemble, nous sommes l’Ascendance.

Mais cette curieuse faculté (ou malédiction familiale) intéresse une organisation de l’ombre : La Foundation. Elle mettra tout en œuvre pour m’enlever, moi, Ethelred.

Entre révélations et mystères, laissez-vous emporter par une galerie de personnages haut en couleurs et découvrez l’Ascendance aux côtés d’Ethelred et ses aïeux !

Ce que j’en dis …

Le résumé était prometteur, d’autant plus qu’Audrey Heck possède une formation en archéologie et en littérature romane et je m’attendais un passer un bon moment.

J’ai bien aimé la première partie de ce livre qui en compte trois.

Ethelred entre en contact avec ses ascendants qui émergent l’un après l’autre dans son esprit. Cela m’a fait penser à l’étrange syndrome de personnalités multiples dont souffrait William Stanley Milligan dans Les mille et une vies de Billy Milligan, la biographie écrite par Daniel Keyes qui inspira le film Split, de Night Shyamalan.

J’arrête là le name dropping.

Mais une fois cette bonne première impression passée, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre la nature de La Foundation, son rapport avec L’Ascendance.

Ensuite, je me suis senti vraiment perdu dans la deuxième partie de l’ouvrage, ne comprenant pas le lien qui unissaient les différentes parties du récit, ce nécessaire fil rouge ne m’apparaissait pas, où si rarement et subrepticement que je n’ai pas réussi à m’y accrocher.

Je poursuivis cependant ma lecture en espérant que l’autrice allait me donner bientôt la possibilité d’assembler toutes les pièces du puzzle qui pour l’instant me semblaient malheureusement éparses.

Mais parvenu à la troisième et dernière partie, j’ai du me résigner à constater que je n’avais rien compris à la majorité du bouquin. Pourtant, j’ai été frappé par l’enthousiasme évident qui anime l’autrice. Je suis persuadé qu’elle a pris beaucoup de plaisir à écrire Ascendance 01 et je suis heureux de constater que d’autres lecteurs que moi ont su l’apprécier également.

Pour ma part, je suis passé largement à côté.

De plus, j’ai trouvé la syntaxe étrange, rarement fautive mais souvent maladroite, la plume n’a pas su me charmer. Certains passages ont des allures de private joke et j’imaginais en les lisant une Audrey Heck aux allures de petite fille, clignant de l’œil à son reflet, face au miroir de l’armoire dans sa chambre.

Je donne ici mon avis sans amertume ni ressentiment, conscient de la somme d’efforts nécessaires pour produire cette œuvre ambitieuse mais labyrinthique. Alors que beaucoup d’auteurs, tous sexes confondus, se tournent volontiers vers l’uchronie, Audrey Heck a entrepris de faire de l’anachronie un genre littéraire à part entière, et bien que je n’ai pas été touché par Ascendance 01 je ne souhaite décourager personne de le lire.

D’ailleurs ma femme dit que je ne comprends rien à la science-fiction.

A propos de l’autrice

Audrey Heck est née à Bruxelles et a une formation en archéologie et en littérature romane. Enfant, c’est par le cinéma qu’elle découvre la science-fiction. Elle enrichit cet univers par les jeux vidéos et la lecture. Attirée également par l’Asie, son travail lui permet de demeurer alternativement au Japon et en Chine où elle habite de nouveau depuis 2019. Elle imagine encore plus intensément des histoires qui dépeignent ses mondes.

Ascendance 01, d’Audrey Heck est édité par Librinova.

Ce gros livre de 590 pages est vendu 21,90€ en version imprimée.

7 commentaires

  1. Je réécris ici en réaction à la note changeante selon Amazon et simplement pro.
    Le chroniqueur a rendu sa critique le jour de la date limite du site. Il n’a pas compris le livre, ce qui peut arriver. Chose peu conventionnelle qui n’a rien à faire dans une critique: « j’imaginais en les lisant une Audrey Heck aux allures de petite fille, clignant de l’œil à son reflet, face au miroir de l’armoire dans sa chambre », le chroniqueur rend un virulent jugement de valeur sur l’auteur qu’il ne connaît qu’au travers du livre et d’un échange de quelques messages, faisant des amalgames inconvenants, orientant son analyse jobarde à un auteur narcissique mais, pour l’excuser, c’est probablement car il n’avait rien à dire de plus sur ce bouquin. Le chroniqueur nous dit qu’il a écrit sa critique sans amertume ni ressentiment donc, je m’interroge: cette phrase, est-ce un exemple à suivre lorsqu’on veut rendre une critique neutre ? Peut-on faire preuve d’une sorte de clichés sexistes misogynes gratuits et se prétendre un chroniqueur sérieux et bienveillant ? Cette phrase non nécessaire témoigne de la part du chroniqueur d’une mentalité rétrograde polluée par des clichés qui me donnent envie de partager avec lui le retour de mon quatre-heures sur son crâne.
    Me permettant de suivre sa neutralité sans amertume ni ressentiment, j’ai parcouru son blog au rythme soutenu de ses chroniques qui néanmoins devraient être revues à la baisse pour lui laisser le temps de lire sans contrainte ce qui apportera (peut-être) une meilleure compréhension des futurs ouvrages.
    Si l’auteur de ce livre devait se regarder narcissiquement dans un miroir, son reflet ne renverrait pas un clin d’œil, (action réservée peut-être aux femmes toxiques de l’entourage du chroniqueur qu’il semble apercevoir là où on ne les attend pas) mais un poing fermé, hérissé d’un doigt, vous devinez lequel (je ne cache pas que cette dernière phrase est entourée de ressentiment et maintenant d’amusement). En espérant que la syntaxe sied cette fois-ci.
    « Merci » à lui d’avoir essayé, sans clichés misogynes, sexistes et jugement de valeur, tout en restant poli, sans cette partie, ça aurait été parfait!
    NB: en lisant d’autres critiques, je peux sentir un certain ressenti face aux jeunes femmes. Sachez que je suis plus proche de la cinquantaine que de la vingtaine… Juste pour son information… Comme quoi, parfois, il faut s’abstenir d’imaginer…

    Aimé par 1 personne

      • Après avoir écrit: »je ne souhaite décourager personne de le lire » de volontairement passer de 13/20 sur simplement pro à 5/20 sur Amazon, est-ce de la tristesse ? Pensez-vous que ça encouragera les gens de le lire ?
        Maintenant si vous pensez qu’un jugement de valeur d’ une inconnue pour une chronique de livre est justifié, qu’un auteur agressée réagisse et qu’alors non content vous-même vous décidiez de ne plus suivre votre propre pensée, libre à vous.
        Un conseil, un jugement de valeur hors du livre, n’a rien à faire dans une chronique, soyez aussi logique avec vos propos : un avis n’est pas supposé varier en suivant le cours de la bourse. Sinon quel est l’intérêt d’écrire des critiques ?

        Aimé par 1 personne

      • En vérité j’avais trouvé votre livre vraiment très mauvais.
        J’en ai poussé des soupirs d’inconfort.
        Aussi ai-je fais l’effort de nuancer mes propos afin de ne pas vous désavantager sur un marché que je sais difficile.
        Mais votre acrimonie m’a fait prendre conscience de mon erreur. Vous ne méritez aucune indulgence.
        Vous êtes aussi inintéressante sur le plan littéraire que sur le plan humain.
        Continuez à me répondre, cela alimente mon blog et ruine votre réputation.
        Merci et bonne continuation.
        Christophe

        J’aime

  2. Vous me faites peur : en boulangerie aussi, vous proposez des produits très mauvais (voire périmés) pour ne pas désavantager des boulangers ? C’est inquiétant…
    Qui vous a demandé de présenter un livre très mauvais comme quelque chose d’acceptable ? Est-ce une pratique courante d’édulcorer toutes vos chroniques ? Combien d’autres critiques sur votre blog ne reflètent pas vos pensées ? Vous rendez-vous compte que ça remet en question votre propre intégrité ? Par la même occasion, tout s’explique ! Je comprends pourquoi vous considérez comme anodin et légitime d’inclure un jugement de valeur peu flatteur dans votre chronique.
    Merci pour cet échange et votre affirmation de la fumisterie de vos critiques (quoique ça ne m’aide pas du tout).
    N’oubliez pas que le livre doit être recyclé ! Je vous le proposerais bien en papier toilette mais les pages vous blesseraient; en petits bois, l’encre peut être toxique et surtout loin de tous débats, notre planète est prioritaire !

    J’aime

  3. Après 29 ans de vie en étant ta fille je découvre aujourd’hui l’homme sombre et misogyne que tu est (j’avoue j’ai vérifié comment ça s’écrit misogyne grâce au commentaire profond de l’auteure, ils auront au moins une utilité…) et que je suis une femme toxique . Bourbieros comme on dis . Coeur sur toi papa et sur vous aussi Madame que votre coeur s’apaise.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s