Tant que le café est encore chaud, de Toshikazu Kawaguchi

C’est dans le cadre du #ChallengeNetGalleyFR 2022 que j’ai eu l’occasion de découvrir ce roman et cet auteur. Et c’est surtout la première fois que j’ai testé le concept du livre audio.

Le résumé

Chez Funiculi Funicula, le café change le cœur des hommes.

À Tokyo se trouve un petit établissement au sujet duquel circulent mille légendes. On raconte notamment qu’en y dégustant un délicieux café, on peut retourner dans le passé. Mais ce voyage comporte des règles : il ne changera pas le présent et dure tant que le café est encore chaud.

Quatre femmes vont vivre cette singulière expérience et comprendre que le présent importe davantage que le passé et ses regrets. Comme le café, il faut en savourer chaque gorgée.

Vendu à plus d’un million d’exemplaires au Japon, traduit dans plus de trente pays, le roman de Toshikazu Kawaguchi a touché les lecteurs du monde entier.

Ce que j’en dis …

D’abord, je remarque à quel point il est facile de passer à côté d’un best-seller. Je n’avais jamais entendu parler de ce livre et s’il n’avait figuré dans le catalogue des oeuvres mises à disposition dans le cadre du #ChallengeNetGalleyFR 2022, j’aurais continué de l’ignorer.

Ensuite, je découvre un nouveau format : le livre audio.

Sans être absolument réfractaire à ce genre de produit, je ne m’étais jamais intéressé à ce format auparavant et c’est vraiment cette occasion particulière qui m’a fait passer à l’acte.

La voix du lecteur, bon par ailleurs, est grave et typiquement masculine.

Est-il sexiste d’imaginer qu’une voix féminine eut mieux fait l’affaire pour un livre dans lequel la majorité des personnages sont des femmes ? Conformiste, peut-être? Je ne sais pas. Mais si j’ai apprécié la lecture de Philippe Spiteri, je pense que j’aurais aussi beaucoup aimé entendre une lectrice …

Les effets sonores sont réduits au strict minimum : chaque fois qu’un client pénètre dans le café – drôlement nommé – Funiculi Funicula, une clochette retentit. Je m’attendais à un paysage sonore plus varié et plus généreux. En fait, le livre audio est simplement un livre lu … Celui-ci en tout cas, et comme c’est la première fois que j’en fais l’expérience je m’interdirai de tirer des conclusions.

Pour en revenir au roman par lui-même, je l’ai trouvé typiquement japonais, ce qui me convient très bien puisque je goûte volontiers la littérature nipponne. La culture de ce pays est tellement à l’opposé de la culture française qu’il me semble que la littérature est un beau moyen de construire des ponts entre les deux. Des ponts que j’aime arpenter…

L’histoire est d’une grande simplicité, parsemée de touches humoristiques et empreinte de tendresse et de bons sentiments. L’ensemble est très correct, très convenu, ce qui explique peut-être son immense succès.

L’idée de voyage dans le temps n’est pas franchement novatrice, mais ici le prisme choisi n’est pas celui de la science-fiction et, en cela, l’œuvre est originale.

Comme Haruki Murakami qui sait habilement inviter l’imaginaire dans la banalité du quotidien, Toshikazu Kawaguchi nous emporte gentiment dans son histoire de voyage dans le temps comme si c’était la chose la plus naturelle qui soit.

Le style est léger, travaillé sans ostentation mais avec une précision typique de la littérature japonaise. Tout est à sa place, pragmatique et efficace : sobre à souhait.

Au final, je dirais que j’ai bien apprécié ce roman mais que j’aurais certainement préféré le lire.

L’expérience qui consiste à écouter un livre audio ne m’a pas particulièrement plu. Cela demande un contexte qui correspond assez peu à mes habitudes : être capable de se poser et de consacrer uniquement à l’écoute de l’enregistrement. Or, je suis absolument incapable de me livrer à ce genre d’exercice. L’immobilité m’est une épreuve et depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui je ne sais pas rester à rien faire, sinon à lire.

Impossible de rester assis à écouter Tant que le café est encore chaud donc. C’est sur le trajet du travail ou bien en étendant et en pliant du linge (n’en déplaise aux âmes sensibles qui m’ont collé une étiquette de macho) que je me suis adonné volontiers à cette audition.

En définitive, j’en arrive à la conclusion que c’est un livre qu’il m’aurait plu de lire !

Mais comme je me refuse à blâmer l’expérience de la première fois, je ferai probablement une autre tentative. Peut-être ai-je simplement besoin de m’ouvrir à d’autres types de médias.

Tant que le café est encore chaud, de Toshikazu Kawaguchi, lu par Philippe Spiteri est édité par Audiolib.

Le livre audio est vendu 17,95€.

Le temps d’écoute est de 5h25.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s