Une rose seule, de Muriel Barbery

Nul besoin de faire connaître l’auteure de L’élégance du hérisson, adapté au cinéma où Josiane Balasko, la concierge plus érudite que les très cultivés occupants d’un bel immeuble haussmannien, crève l’écran. Figurez-vous que c’est grâce à ce livre que je sais qu’on dit pallier quelque chose et non pas pallier à …  

Dans ses deux derniers romans, on change totalement d’univers pour le Japon et ô combien Muriel Barbery doit-elle aimer ce pays et sa culture raffinée pour nous en parler si bien !

Le résumé

À la mort d’un père qu’elle n’a jamais connu, Rose arrive au Japon pour la première fois afin d’y entendre son testament.
Accueillie à Kyoto, elle est conduite dans la demeure de celui qui fut, lui dit-on, un marchand d’art contemporain, et dans cette proximité soudaine avec un passé confisqué, la jeune femme ressent tout d’abord amertume et colère. Mais Kyoto l’apprivoise et, chaque jour, guidée par Paul, l’assistant de son père, elle est invitée à découvrir un itinéraire imaginé par le défunt, semé de temples et de jardins, une étrange cartographie d’émotions et de rencontres qui vont l’amener aux confins d’elle-même.
Ce livre est celui de la métamorphose d’une femme placée au cœur du paysage des origines, sur un chemin qui l’emporte vers cet endroit unique où se produisent parfois les véritables histoires d’amour.

Ce que j’en dis …

Rose, car tel est le prénom de l’héroïne, n’a pas connu son père qu’elle va découvrir post-mortem au travers d’un testament dont l’exécuteur est Paul le fidèle collaborateur de son père. Celui-ci se voit confier la mission de guider Rose en quelques endroits choisis par Haru, ce père étranger. Paul fera montre de beaucoup de patience empreinte de bienveillance à l’égard de cette jeune femme en permanence sur la défensive voire en colère, mais il ne renoncera pas par amitié pour celui qui fut son mentor.

De la description de ces lieux se dégage une telle poésie qui a fait naître en moi un vif désir de visiter ce pays fascinant qu’est le Japon !

Un bémol pour le second roman Une heure de ferveur, qui fait suite quant à la parution, mais qui chronologiquement précède Une rose seule. Ce récit des épisodes de la vie d’Haru a suscité pour ma part moins d’enthousiasme et d’émoi, peut-être parce qu’on y boit trop de saké et que la magie de la poésie dans les descriptions opère moins…

Si, comme moi, vous êtes attiré par la culture nippone, à l’instar de ma conseillère Sylvie de la librairie BISEY de Mulhouse, je vous recommande vivement les ouvrages d’Aki SHIMAZAKI, auteure japonaise qui vit depuis une quarantaine d’années au Canada et dont j’ai terminé récemment le coffret de cinq volumes, L’ombre du chardon chez Babel. Je vous laisse découvrir toute la délicatesse de son écriture…

Une rose seule de Muriel Barbery est édité chez Babel.
Le livre de poche est vendu 6,70€.
Paru le 4 mai 2022.

Un commentaire

  1. François Nourissier écrivait en 2002 à propos de Michel Louyot que sa spécialité était la géopoétique. En regard de « Une Rose seule », à lire absolument : « La Lettre de Corée ». A la mort de sa mère, une fille unique qui poursuit ses études à Paris rejoint son père au Japon. Père auquel elle ne pardonne pas ses exactions pendant la guerre de Corée, mais qu’elle va peu à peu apprendre à connaître.
    Tous les autres ouvrages de Michel Louyot sont à lire aussi : Lorraine, la Main aux Algues, Nuit de Meuse, La Japonaise de Prague…

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