Le prix de l’ennui

Aujourd’hui est une journée particulière où l’occasion m’est donnée de ne rien faire.

Mis à part les mille et une petites choses qui incombent à quiconque reste seul chez soi une journée durant, c’est à dire des taches domestiques pour la plupart de ces micro-occupations.

Savourant à l’avance ce quotidien hors-norme je me levai néanmoins assez tôt pour ne pas gaspiller tout ce temps libre simplement au lit…

Et alors que depuis une heure je savoure cet accomplissement silencieux d’improductivité consciente mon esprit retourne à une interview entendue récemment sur France-Inter.

(J’en profite pour rappeler que je ne suis pas sponsorisé sinon indirectement par WordPress qui met de la pub sur une bannière sur laquelle je n’ai pas de contrôle et qui permet une rémunération relative au nombre de consultations de mes pages c’est à dire quasi nulle mais n’empêche, et que – je dois en venir maintenant rapidement au terme de cette parenthèse qui sinon va bientôt devenir plus longue que le texte qu’elle était à priori seulement susceptible d’intégrer – puisque lorsque je cite des marques c’est totalement gratuit, les marques citées ne doivent cependant pas hésiter à me manifester leur soutien en m’envoyant des cadeaux à vocation publicitaire, ça me ferait bien plaisir, voilà, c’est dit.)

Ladite émission prise en cours donnait la parole à un collégien qui disait qu’il était prêt à s’ennuyer au travail toute la journée s’il le fallait, pourvu qu’il soit grassement payé. Oui, l’adolescent en question était prêt à accepter un job où il ne ferait rien de la journée que de s’adonner à l’ennui pourvu que ce soit en échange d’un salaire généreux.

Je pose la question: « Comment est-il seulement possible de s’illusionner ainsi ? »

Suis-je à ce point décalé et hors du monde que ce genre d’emploi a commencé d’exister sans que j’en entende parler ? (Si oui, donnez-moi des infos pertinentes, je suis TRÈS intéressé).

Cet enfant est-il dépourvu de parents propres à le rappeler aux dures réalités de la vie?

Est-ce à moi de lui dire comment vont les choses?

Soit, je me contrains.

Sache, Ô sot boutonneux, que jusqu’à preuve du contraire, nous vivons, (et travaillons pour la plupart des adultes dont je fais partie et peut-être à l’exception de tes pauvres parents ce qui expliquerait bien des choses) au sein d’ une société matérialiste et capitaliste centrée sur la productivité et le consumérisme à outrance. (Mais t’as pas la télé ou quoi ?) Or, la quintessence du monde du travail dans ladite société consiste à te presser comme un citron tout en te payant le moins possible!

Tu peux comprendre ça ?

Et bien je crois que tu as plutôt intérêt à l’intégrer rapidement. Non pas que cette compréhension de permettra d’échapper en quoi que ce soit à cette oppressante réalité, mais peut-être qu’alors tu sauras trouver une place à peu près consentie et moins douloureuse que si tu t’obstines à poursuivre des chimères sociétales.

Voilà, c’est tout.

Je retourne à mon inactivité non rémunérée. Ou pas.

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