DNA ISSUES – Mutera qui luttera, de Ayama Shinu et Lucca Demay

J’ai l’impression d’avoir regardé un animé dans une langue étrangère dans sa version originale non sous-titrée.

Pourtant il s’agit d’un livre écrit en français, pas toujours correct certes, mais en français quand même.

Ceci dit, j’aime bien la couverture.

Le résumé

Comme je ne me sens évidemment pas capable de résumer un livre auquel je n’ai rien compris, je vais me contenter de recopier la quatrième de couverture. Avec les fautes d’origine.

« Ils étaient connus sous le nom de Transmutants […]Les humains les avaient longtemps pris pour des êtres supérieurs : les pharaons en avaient fait des dieux, les indiens des esprits protecteurs de la nature, les auteurs de la littérature des bêtes à vous glacer le sang. Et pourtant, leur transformation n’avait rien de magique. Une mutation dans leur ADN leur permettait de prendre une forme animale et se transmettait de génération en génération. »

Bienvenue à Maresqui !

Dans un monde où se transformer en animal est une réalité, deux académies se partagent l’enseignement de cette faculté.

Parmi leurs élèves, deux jeunes femmes se démarquent : Ren et Elizaveta. Diamétralement opposées et en compétition acharnée, les deux élèves n’ont qu’un seul point commun : leur mutation.

Jusqu’au jour où elles découvrent les ramifications meurtrières d’un complot d’envergure international. Pour elles, intervenir est une évidence.

Quitte à tout perdre …

Plongez dans un roman hybride où Urban Fanatsy, Science-Fiction et Action trépidante se mêlent habilement.

Ce que j’en dis …

Au bout de trente page j’en avais déjà assez.

Mais j’ai continué à lire, prenant mon rôle de chroniqueur littéraire très au sérieux. Tout comme les deux adolescentes qui ont rédigé cette histoire ont pris, prennent sans doute, leur rôle d’autrices très à cœur.

Je ne voudrais d’ailleurs pas décourager ces deux jeunes filles. L’écriture est un merveilleux hobby. Mais par pitié, les filles, cherchez de l’aide !

L’histoire n’a ni queue ni tête, la syntaxe est d’une faiblesse qui n’a d’égale que la pauvreté du vocabulaire. L’orthographe, bien entendu, est approximative.

Et les éditions Persée s’en sont mis plein les poches au passage, flattant probablement ces deux innocentes pour que Papa et Maman mettent la main au porte-monnaie. Les remerciements de fin d’ouvrage mentionnent également 43 autres personnes qui ont contribué financièrement à la réalisation de cet ouvrage.

Elles vont probablement beaucoup aimer ce livre.

J’ai d’ailleurs lu deux ou trois critiques positives de DNA ISSUES, probablement écrites, elles aussi, par des adolescentes.

Alors, peut-être que c’est dû à un fossé générationnel, peut-être suis-je un peu trop dur. Ou vieux.

Peut-être.

Mais je pense que les lycéennes qui ont commis cet ouvrage se sont plus gavées de mangas et d’animés que de littérature avent de se mettre à l’écriture.

Désolé les filles.

Vraiment désolé.

Désolé d’avoir vieilli entouré de belle littérature, d’auteurs plus ou moins talentueux mais désireux de bien faire, de bien écrire. Désolé de savoir faire la différence entre une véritable maison d’édition et une bande d’escrocs.

Sinon j’aurais peut-être accroché.

Peut-être.

Je suis bien conscient que cette chronique ne va pas me faire que des amis, que les auteur(e)s de la plateforme SimPlement vont hésiter à m’envoyer leur livre.

Et c’est tant mieux.

Si ça peut m’éviter de relire un livre de cette sorte …

DNA ISSUES – Mutera qui luttera, d’Ayama Shinu et Lucca Demay est réalisé par les éditions Persée.

Un livre broché de 193 pages, remerciements compris, vendu 19,90€

5 commentaires

  1. Les ados écrivent, c’est comme ça et c’est tant mieux. Quant aux pseudo éditeurs qui les plument, ils mériteraient… non, rien. Quand on se targue comme moi de n’être pas de nature agressive, mieux vaut se taire.

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Christophe,

    J’aurais pu commencer par monsieur mais je suis seulement une adolescente qui n’y connaît rien.

    J’ai lu Molière, j’admire Flaubert, le soir je tourne les pages de Montaigne, Austen, Poe, Hugo, et bien d’autres malheureusement je n’ai sûrement pas dû retranscrire ce qu’ils m’ont appris…

    J’aurais aimé que votre avis soit constructif, comme ça j’aurais pu m’améliorer pour le tome 2, mais bien évidemment être critique ne s’apprend pas et pour vous c’est seulement un petit hobby et je n’apprend rien de cette critique qui est juste bête et méchante, ou peut être juste un viellard aigri comme vous le suggerez : un choc des générations.

    Merci aux éditions Persée de nous avoir défendues lors de ce post. Et de nous faire confiance.

    Encore un mot, même si je les gaspille à vous répondre : une professeure agrée de français a corrigé le roman, vous irez lui parler de son diplôme en privé.

    Bien à vous,
    Lucca
    (Et je ne parle qu’en mon nom bien sûr, de jeune « ado » de 24 ans, sachant que Mary Shelley a publié ses chefs d’œuvre a 19 ans…)

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour Lucca,
      je comprends votre déception.
      Et je comprends aussi la démarche de Persée qui doit bien justifier les 3500 € qu’il vous ont pris.
      Effectivement ils vont ont défendues hors de ce post mais je pense que le plus grand nombre doit en profiter aussi je choisis de partager ici leur commentaire sur la plateforme SimPlement :
      « Cher Monsieur,

      Vous êtes en effet peut-être un peu dur ou simplement aigri et adepte de la diffamation.

      Ne pas aimer un roman que vous avez demandé, écrit par des adolescentes et à destination d’autres adolescentes comme indiqué dans son appellation littéraire est une chose que nous pouvons tout à fait comprendre.

      Cependant, cela ne vous donne pas le droit de détruire le travail de ces jeunes autrices qui débutent et le nôtre par la même occasion.

      Nous sommes certes une maison d’édition à compte d’auteur, mais nous croyons aux projets que nous publions et auxquels nous participons également financièrement.

      Suivant les belles critiques recueillies par ce roman Young Adult, nous ne regrettons absolument pas d’avoir permis à Ayama Shinu et Lucca Demay de concrétiser leur projet « DNA Issues » et nous leur souhaitons tout le succès qu’elles méritent.

      Bonne continuation dans votre hobby de critique littéraire. »

      Comme je le précise dans cet article, je ne vous décourage pas de continuer à écrire.
      Ce commentaire prouve d’ailleurs que vous êtes capable de vous exprimer comme il faut.
      Quant à votre professeure agrée de français, je suis désolé pour elle mais je vous conseille d’aller voir quelqu’un d’autre pour la suite de vos écrits.

      En vous souhaitant une excellente continuation et d’autres avis plus constructifs. (Bien que suivre le mien vous permettrait de faire des économies, ce qui est déjà souhaitable par les temps qui courent.)

      Sincèrement,
      Christophe Gelé (ce n’est pas un pseudonyme).

      J’aime

  3. M Gelé,

    C’est avec beaucoup de recul mais toujours autant d’incompréhension que je réponds à votre commentaire. Prenez le temps de le lire correctement, lui au moins.
    Tout d’abord, j’aurais souhaité vous remercier pour avoir pris le temps de lire notre livre, mais à la vue de ce que vous avez fait, je ne le ferais pas. J’aurais aimé évoquer point par point l’ensemble des éléments incohérents dans votre post et commentaire, mais cela prendrait trop de temps et vous en avez sûrement que faire.

    Je vais donc synthétiser l’ensemble de mes remarques, avec des arguments, comme suit.
    Vos mots sont le reflet net de :
    – Un manque de prise de recul : DNA ISSUES – Mutera qui Luttera est roman de type Science-Fiction et Urban fantasy, deux genres non miscibles dont nous nous sommes challengées à combiner ; pour un publique jeunes adultes ; et le 1er tome d’une première publication
    – Recherches. Nous sommes de jeunes adultes et non adolescentes et ce livre représente plusieurs années de travail et de recherches, scientifiques notamment.
    – Professionnalisme. Votre jugement est purement personnel et non objectif car il ne se base pas sur des arguments fondés et prouvés.
    Le tout combiné avec des préjugés infondés (notre enfance n’a pas été bercée uniquement par les mangas et anime) et diffamatoires (l’ensemble des remarques sur la maison d’édition, sur notre correcteur, un livre incompréhensible car serait inspiré uniquement de l’univers manga).
    Si vous étiez réellement un chroniqueur littéraire, vous n’auriez eu de tels propos et vous vous seriez d’avantage renseigné.

    J’ajouterai que l’on peut ne pas aimer un livre et apprécier un genre littéraire, cependant je trouve regrettable que vous osez insulter librement des personnes publiquement et que vous dénigrez le travail de deux jeunes auteures. Nous ne sommes pas parfaites, nous le savons ; notre livre n’est pas parfait, nous le savons ; nous sommes ouvertes aux critiques, mais elles se doivent d’être constructives, ce qui n’est pas le cas du votre. Le gap générationnel dont vous parlez n’est pas une excuse recevable pour justifier une telle conduite, surtout que vous êtes vous-même auteur.

    J’espère que ce commentaire vous permettra de revoir votre carte.
    Bonne continuation
    Ayama Shinu

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour Ayama,
      Je vous remercie pour votre commentaire.
      Bien entendu je m’empresse de vous répondre.

      Je suis désolé, je le répète.

      Bien entendu je ne suis pas un professionnel de la critique littéraire.
      D’ailleurs Persée ne paierait certainement pas pour avoir une critique. Il n’y a qu’à voir comment ils réagissent lorsque c’est fait gracieusement.

      Je vais prendre le temps de vous expliquer quelque chose que vous n’avez pas compris ou ne savez pas encore.

      Pour exister, c’est à dire être lu et acheté, un livre a besoin avant toute chose de visibilité. C’est pourquoi votre livre est mis à disposition de chroniqueurs, amateurs car gratuits.

      Si vous êtes capable de jeter un œil un peu plus loin que sur l’article consacré à votre livre, vous constaterez que j’en lis beaucoup et que je suis à la fois bon public et enthousiaste. Il ne m’arrive que très rarement de ne pas aimer un livre. Et lorsque c’est le cas, j’exprime honnêtement mon déplaisir.

      Sachez que cela ne dessert en rien votre livre.
      Pour illustrer, la dernière fois qu’un livre m’a déplu, je l’ai exprimé tout aussi franchement. Mais il m’avait vraiment horripilé. Pourtant son éditeur ne s’est pas vexé et il m’a encore soumis un ouvrage cette semaine.

      Sachez qu’un avis critique ne nuit pas forcément.
      Au contraire.
      La polémique créée par votre collaboratrice, alimentée par mes soins et les vôtres permettent à cet article qui aurait pu passer inaperçu de gagner une audience sans cesse grandissante.
      En fait, paradoxalement, il fait même un gros pic dans mes statistiques.

      Pour vous c’est une excellente chose parce que de ce fait, beaucoup de monde en aura entendu parler. Que ce soit de façon négative n’est pas un problème.
      Les gens ne sont pas aussi influençables que vous le supposez. Nombre d’entre eux vont voir leur curiosité piquée et parmi eux, certains vont acheter votre livre pour se faire leur propre opinion, qui sera peut-être positive, et vont avoir envie de le défendre afin de rétablir la justice.

      Une critique positive n’a pas ce pouvoir.

      Notez toutefois que je n’ai pas été négatif par calcul mais avec beaucoup de sincérité.

      Bien entendu je n’envisage pas de revoir mon avis car votre commentaire bouffi d’orgueil n’y suffira pas : il faudrait que je relise votre ouvrage et je ne peux décidément pas m’y résoudre, devrait-on me payer pour cela.

      Par ailleurs, notez que j’exerce mon simple droit à la liberté d’expression et que je le fais sur mon propre espace, espace où je vous ménage un droit de réponse alors que j’aurais pu choisir d’ignorer votre commentaire.

      Mais je comprends que vous ayez envie de défendre votre livre bien que cela ne soit pas nécessaire. Il se défendra tout seul s’il en a les moyens. Sinon, ce ne sera pas mon modeste avis qui l’aura détruit mais simplement son manque singulier d’intérêt.

      J’espère vous avoir un tant soit peu éclairée par cette réponse et vous souhaite une belle continuation et si possible de belles ventes pour votre premier roman et ceux qui suivront.

      Ne vous inquiétez pas, mon avis n’est pas important.
      Sincèrement,
      Christophe Gelé

      Aimé par 1 personne

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